Benjamin Libet : entre le cerveau et la conscience

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Le livre de Benjamin Libet écrit trois ans avant sa mort en 2007 et traduit pour les éditions Dervy sous le titre L’esprit au-delà des neurones, témoigne d’une vie de recherche qui aura influencé autant les neurosciences que nourri nombre de débats en  philosophie. D’ailleurs l’ouvrage, rétrospective des travaux et des découvertes du chercheur, porte un sous-titre programmatique qui atteste de cette double-entrée philosophique et scientifique : Une exploration de la conscience et de la liberté.

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4 Responses to Benjamin Libet : entre le cerveau et la conscience

  1. Spoutnik dit :

    Bonjour,
    Je n’ai pas encore eu l’occasion de lire le livre de B. Libet mais tel qu’il est ici décrit il semble fort intéressant. Une question m’est venu à la lecture de votre billet. D’après ce que j’ai compris, et pour faire bref, les expériences de Libet montrent un décalage de quelques dixièmes de seconde entre l’activité cérébrale et l’accès des sujets d’expérience à leurs propres états subjectifs, états qui correspondent subjectivement à cette activité neuronale. Le décalage temporel constaté n’est donc pas celui qui a lieu entre des états cérébraux et les états mentaux correspondant, mais celui qui a lieu entre les états cérébraux et la conscience d’ordre supérieur qui se porte sur les états mentaux correspondant. Compris de cette façon, un tel décalage ne semble t-il pas logique, conforme à la différence qu’il peut y avoir entre conscience immédiate et conscience réflexive, d’ordre supérieur ?

    • Taxidermie dit :

      Cher Spoutnik, je suis bien content de lire votre remarque pleine de bon sens. Je pense exactement qu’il faut lire ainsi l’expérience de Libet qui se trompe dans l’interprétation du phénomène. l’Etat cérébral précédant la verbalisation n’est rien d’autre que la décision volontaire non réfléchie qui, ensuite, se redouble réflexivement par la verbalisation intérieure. L’état cérébral est donc le signe d’une décision infra-rationnelle, et non le signe d’une décision (si ce mot a un sens au niveau des neurones?) avant la conscience qui serait produite par un état antérieure différent d’un état conscient. Autrement, le sujet serait étonné de voir qu’une pensée surgirait en lui qu’il n’a même pas eu l’idée de se formuler. C’est Libet qui a une mauvaise image de la conscience, lui qui demande de verbaliser intérieurement l’énoncé qu’il demande au sujet ; comme si la conscience n’était que l’expression réflexive de contenus linguistiques.

    • Taxidermie dit :

      Cher Spoutnik, je suis bien content de lire votre remarque pleine de bon sens. Je pense exactement qu’il faut lire ainsi l’expérience de Libet qui se trompe dans l’interprétation du phénomène. l’Etat cérébral précédant la verbalisation n’est rien d’autre que la décision volontaire non réfléchie qui, ensuite, se redouble réflexivement par la verbalisation intérieure. L’état cérébral est donc le signe d’une décision infra-rationnelle, et non le signe d’une décision (si ce mot a un sens au niveau des neurones?) avant la conscience qui serait produite par un état antérieure différent. Autrement, le sujet serait étonné de voir qu’une pensée surgirait en lui qu’il n’a même pas eu l’idée de se formuler. C’est Libet qui a une mauvaise image de la conscience, lui qui demande au sujet de verbaliser intérieurement l’énoncé ; comme si la conscience n’était que l’expression réflexive de contenus linguistiques.

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