Markus Gabriel ou le constructionnisme sans monde : l’analyse de Frédéric Nef

Le « nouveau réalisme » 4

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5 Responses to Markus Gabriel ou le constructionnisme sans monde : l’analyse de Frédéric Nef

  1. W.V.O.Q dit :

    Très bon. Le pluralisme ontologique c’est la political correctness
    en métaphysique: tous les mondes il est beau tous les mondes y sont gentils.

    On a beau dire, et s’est moqué de ma maxime, mais quand même: « pas d’entité sans identité ». Cet archange peut défendre le pluralisme ontologique seulement parce qu’il n’applique pas ce sage conseil.

    Willard

    • Francois Loth dit :

      Merci W. pour ce commentaire

      Il est vrai que Markus Gabriel ne s’embête pas avec votre maxime.

      Etre engagé ontologiquement à l’existence de « licornes » par exemple ne lui fait pas peur. Il en vient même à ridiculiser l’entité en l’affublant d’un « uniforme de police » et à la faire exister « sur la face cachée de la lune » (sic).

      Chez Gabriel, aucun « sérieux » ontologique. Alors que pour constituer, selon vous, ce qui existe, l’on doit prendre justement au sérieux la science et la logique, Gabriel renvoie la première à un relativisme généralisé et néglige la seconde. Il est toutefois vrai que vous n’avez pas prétendu dire ce qu’il y a, mais ce à propos de quoi nous disons qu’il y a. N’écrivez-vous pas « Nous recherchons les variables liées, quand il est question d’ontologie, non pour savoir ce qu’il y a, mais pour savoir ce qu’une remarque ou une doctrine donnée, la nôtre ou celle d’autrui, dit qu’il y a ; et c’est là un problème qui concerne proprement le langage. Mais ce qu’il y a est une autre question » ? (On What There is, trad. Française, Vrin, p. 43). Et Gabriel d’en profiter et de vous utiliser (p. 157-159) pour raffermir son relativisme. Mais la leçon qu’il tire de la lecture de vos travaux n’est qu’un escamotage du problème que vous posez à l’ontologie.

  2. Willard V.O.Q dit :

    Il est vrai que j’ai proposé ma maxime No identity without identity dans un esprit essentiellement vérificationniste, et ma maxime To be is to be the value of a variable dans un esprit essentiellement récapitulatif et non pas constructif en ontologie. On peut, avec Unger, trouver que les ontologistes post-lewisien vont un peu trop loin et trop librement. Mais cela n’implique pas que Anything Goes en ontologie, comme l’Archange semble le croire. La mode de l’ontologie, son renouveau – dont je suis en partie responsable depuis mes critiques de Carnap – ne doivent pas conduire au postmodernisme ontologique dont les travaux de l’Archange sont la marque.

  3. patrickhubert54 dit :

    Bonjour !
    Je crois qu’il ne s’agit que du rapport de la conscience au monde.
    Le monde n’étant ni construit ni en construction, mais l’état d’être.

  4. […] de donner plus de précisions sur le système de M. Gabriel, car on dispose en français de deux bonnes analyses, celle de François Loth, et celle de Frédéric Nef. [16] L’auteur a manifestement lu […]

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