Trois philosophes !

19 avril 2014

Sortie du livre

Trois philosophes : Aristote, Thomas, Frege

Elisabeth Anscombe et Peter Geach

 

Préface de Frédéric Nef

Traduit de l’anglais par
Dominique Berlioz et François Loth

les 3 philo 2

 

 

Elisabeth Anscombe et Peter Geach, unis par les liens du mariage pour 72 ans – de 1941 à 2013, année de la mort de Geach à l’âge de 97 ans –, auteurs chacun d’une œuvre capitale, qui valut à Geach la Croix pontificale du Saint-Siège, Pro Ecclesia et Pontifice, signent en 1961 avec ce livre leur seule œuvre en commun. Auparavant, en 1957, Anscombe avait déjà publié Intention, et Geach, Mental Acts : Their Content and Their Objects. À notre connaissance, les deux derniers textes de ce triptyque, « Thomas d’Aquin » et « Frege », sont les premiers de Geach traduits en français.

Extrait de la préface de Frédéric Nef

 

G.E.M. Anscombe et P.T. Geach

 

 

ARISTOTE

Ce qui reste des œuvres philosophiques d’Aristote, d’un volume assez considérable, touche à de vastes domaines et est rédigé dans un style très dense. La tradition laisse penser qu’elles n’ont probablement pas été écrites pour le grand public. A la vérité, bien des passages semblent lui être destinés, car bien que difficiles, ils sont très travaillés et ne présupposent aucune initiation au langage, ni à la pensée des écoles philosophiques dans lesquelles Aristote enseignait, ni de celles qu’il discutait. Mais bien des textes demeurent extrêmement obscurs – du fait de leur caractère allusif ou par manque d’explication de nombreuses locutions écrites dans un grec hors norme et qui ont à l’évidence un caractère technique. [lire la suite de l’extrait…]

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Le corps et l’esprit : essai sur la causalité mentale (recension)

25 octobre 2013

non fiction 1

Compte-rendu du livre le corps et l’esprit (au sujet de la causalité mentale) par Yann Schmitt

Les pouvoirs de l’esprit

sur le site de nonfiction.fr


KLESIS n° 27 : la philosophie expérimentale

8 octobre 2013

Quand les philosophes conduisent leurs propres expériences ou du bon usage de la méthode expérimentale en philosophie.

Parution d’un nouveau numéro de la revue 

klesis

*

 la « Philosophie expérimentale »

Articles de  Florian Cova, Joshua Knobe & Shaun Nichols, Julie Fontaine, David Margand, Ruwen Ogien, Nicolas Delon, Marcus Arvan, Christine Clavien, Katinka J.P. Quintelier, Delphine De Smet, Daniel M.T. Fessler, Marie-Christine Nizzi,Jérôme Ravat[1].


[1] Pour aller plus loin sur la contribution de la philosophie expérimentale aux débats philosophiques, on peut lire l’ouvrage collectif La Philosophie Expérimentale, Paris, Vuibert, 2012.


Métaphysique, quanta, littérature

21 juin 2013
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L’article « Métaphysique, quanta, littérature » est maintenant lisible ICI sur la nouvelle version du site.

Rencontre autour de l’œuvre de Julien Benda

30 avril 2013

 

Jeudi 2 mai à l’Institut de théologie protestante (Paris) les éditions Ithaque invitent à une rencontre autour de l’oeuvre de Julien Benda, écrivain et philosophe du début du 20ème siècle, ardent défenseur de la raison, mais aussi controversé (voir une recension de Roger Pouivet) et dont Pascal Engel a retraduit la pensée dans un ouvrage paru il y a tout juste un an, Les lois de l’esprit, Julien Benda ou la raison.

Avec :

– Antoine Compagnon, professeur au Collège de France
– Pascal Engel , professeur à l’université de Genève et à l’EHESS
– Louis Pinto, sociologue, directeur de recherche au CNRS

Renseignements ici


Philosophie et ingénierie

6 avril 2013
Un article sur les liens entre ingénierie et philosophie est en ligne dans la revue Techniques de l’ingénieur.
Je l’ai écrit comme une contribution au sujet des relations entre des domaines, la philosophie et l’ingénierie, qu’il serait fructueux de ne plus opposer. La philosophie des sciences, de la technologie, de l’esprit et bien sûr l’éthique ne peuvent, en effet, ignorer la construction de notre environnement technologique.
Bref, l’ingénierie y est vue comme une activité à forte teneur philosophique. 

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A première vue, la philosophie et l’ingénierie n’ont pas beaucoup de points en commun. Alors que la philosophie s’adonne à la réflexion et aime problématiser, l’ingénierie est orientée vers l’action et la résolution de problèmes. Alors que les philosophes attachent de la valeur aux conflits qui émergent d’un problème, l’ingénieur cherche à éviter l’ambiguïté. Pour l’un, le médium principal est le langage, alors que pour l’autre, directement engagé dans le monde matériel, c’est avec des schémas et des diagrammes qu’il rend compte de sa recherche. Si les philosophes évaluent leur contribution à leur discipline au moyen d’arguments, les ingénieurs insistent, sur l’efficacité et l’effectivité dans la résolution des problèmes. Autant le dire, à première vue, les deux domaines semblent s’exclure.

Cependant, et pour un certain nombre de raisons historiques et professionnelles, mais aussi pour des raisons liées à l’impact de la technologie sur la société et à la connaissance scientifique, la philosophie est importante pour les ingénieurs. À l’inverse, l’ingénierie et la technologie soulèvent des questions que la philosophie ne peut plus ignorer. En effet, les questions philosophiques émergent dans un monde où les sciences progressent et que modifie la technologie. Les concepts utilisés pour traiter les questions philosophiques sont vivants, ils évoluent et s’adaptent aux découvertes empiriques. Ainsi, il n’y a pas, entre la science, la technologie, l’ingénierie et la philosophie, de territoires antagonistes. La philosophie et les sciences empiriques ne sont pas concurrentes. Leurs relations sont pacifiées et leur collaboration, dans un esprit de progrès des connaissances, est indispensable. C’est à cet « état des liens », entre la philosophie et le sous-ensemble du domaine scientifique dans lequel se retrouvent la technologie et l’ingénierie, qu’est consacré cet article. Comment chacun des domaines peut-il constituer un apport pour l’autre ? Comment, au-delà de ce qui peut s’apparenter à une division du travail, la philosophie et l’ingénierie concourent-elles de concert à faire évoluer nos concepts et la compréhension de notre place dans le monde ?

Une ouverture philosophique vers l’ingénierie ne peut donc que contribuer à améliorer la compréhension de la nature de la profession d’ingénieur. On peut, en conséquence, en attendre un certain bénéfice. Non seulement, dans la clarification de la fondation intellectuelle de la profession d’ingénieur, mais aussi de la contribution de l’ingénierie au développement de la société et de la connaissance.

[…] la suite sur le site de la revue Technique de l’ingénieur.


Trope et vide : la voie du milieu de Frédéric Nef

19 janvier 2013

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L’article « Trope et vide : la voie du milieu de Frédéric Nef  » est maintenant disponible sur la nouvelle version du site : ICI