Klesis

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Bonne nouvelle pour la métaphysique !

La revue Klesis, sous la direction de Yann Schmitt, consacre un numéro à David Lewis.

Des articles de Michele Salimbeni, Stéphane Chauvier, Frédéric Nef, Filipe Drapeau Vieira Contim, Jiri Benovsky, Ghislain Le Gousse, Pascal Ludwig, Eléonore Le Jallé, Paul Egré et Olivier Roy, Isabelle Pariente-Butterlin, Nancy Murzilli ainsi qu’une traduction d’un article de David Lewis « La vérité dans la fiction ».

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5 commentaires pour Klesis

  1. Merci, je ne connaissais pas cette revue.

    Je viens par ailleurs de terminer la lecture de l’article que vous y avez publié. Vous êtes-vous inspiré du petit livre Liberté et neurobiologie de Searle?

    Je pose la question puisque votre identification du problème philosophique du mental comme le besoin de rendre compte de la puissance causale des intentions mentales d’un agent au sein d’une ontologie matérialiste et moniste respectant le principe de clôture causale correspond assez exactement à sa description du problème de « l’écart » qui selon lui est le problème principal pour toute discussion du libre arbitre.

    Je sais bien que c’est un problème soulevé par de nombreux auteurs, mais la ressemblance m’a semblé frappante, probablement car je venais à peine de déposer le livre de Searle lorsque j’ai lu votre article.

    Ceci dit, votre texte est admirablement clair et concis (plus que celui de Searle) et je vais en recommander la lecture à mes étudiants.

    • Francois Loth dit :

      Bonjour,

      je dois vous avouer que je ne connais pas cet ouvrage de Searle, mais vous savez, les problèmes évoqués par Searle et tous les philosophes du domaine sont effectivement ceux qui tournent plus ou moins autour du pouvoir causal du mental. La question du libre-arbitre, je m’y intéresse depuis peu. Mon intérêt est le lien que l’on peut faire avec le problème métaphysique de la causalité mentale qui a été pour moi une question centrale de ma recherche et le problème de la volonté libre.

      • Alors la position de Searle sera pour vous intéressante, mais peut-être aussi décevante comme elle le fut pour moi. Searle est excellent pour formuler des problèmes, mais ses solutions laissent parfois à désirer. Ceci dit, vous y trouverez certainement quelques pistes intéressantes.

        Merci encore pour le lien: les articles de qualité à propos de Lewis en français sont rares.

  2. Spoutnik dit :

    Il est étonnant de voir que la question du libre-arbitre est une des rares questions que Searle déclare laisser ouverte alors qu’il a souvent tendance à affirmer que les grands problèmes de la philosophie de l’esprit, tels que ceux de l’identité et de la causalité psychophysiques, appellent des réponses « triviales ». Ces réponses sont celles qu’il prétend apporter lui-même et que l’on peut résumer en une idée simple : la conscience est une caractéristique de niveau supérieur du cerveau, caractéristique causée par des processus neurobiologiques de niveau inférieur. La causalité en jeu ici est une causalité transversale ou verticale (non transitive) qui permet de saisir la conscience comme un phénomène biologique à la fois identique à ce qui se réalise au niveau du cerveau et causalement déterminé par les processus neurobiologiques qui s’y produisent.

    La conscience selon Searle est donc causalement réductible à des événements physiques (déterminisme) mais elle ne se réduit pas ontologiquement à ces événements. Elle relève d’une ontologie « en première personne », ou ontologie subjective. Cela pourrait laisser place, semble t-il, à une forme d’indéterminisme, puisqu’en première personne, une conscience ne peut se comprendre comme une réalité physique soumise aux lois de la nature. Mais dans « Liberté et neurobiologie », Searle rejette d’emblée toute forme de compatibilité entre libre-arbitre et déterminisme sous prétexte qu’ils s’opposent logiquement entre eux.

    Dommage alors que Searle ne saisisse pas les conséquences logiques de la distinction qu’il fait lui-même entre ontologie subjective (lieu de la liberté?) et ontologie objective ou en troisième personne (lieu du déterminisme?).

    • Francois Loth dit :

      La causalité dont parle Searle au sujet de la conscience est une notion discutable qui contrairement à l’idée commune de causalité ne se dénoue pas dans le temps.

      Quant au libre-arbitre si on le pense comme les libertariens, c’est vrai qu’il est incompatible avec tout déterminisme, mais on peut penser le libre-arbitre autrement que comme une sorte de causalité première mystérieuse qui n’existe pas dans la nature.

      Même si le compatibilisme est une position délicate à tenir, elle peut nous apparaître toutefois comme la plus raisonnable, mais c’est vrai qu’elle nous impose de revoir notre concept de libre-arbitre.

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