Quelle est la cause ? La substance ou l’évènement ?

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4 Responses to Quelle est la cause ? La substance ou l’évènement ?

  1. luestan dit :

    Pour moi, il n’y a pas photo. Ce n’est pas le pavé (la substance), mais le jet du pavé (l’événement) qui casse la vitrine. Si je pose mon pavé doucement contre la vitrine, il ne se passe rien. L’événement résulte de la mise en action d’une force, qui peut être la force d’attraction. Si, quand un pavé est doucement posé sur une vitre horizontale, la vitre se casse, c’est l’action de la force d’attraction terrestre qui casse la vitre, pas le pavé (peut-être que sur la lune il ne se passerait rien).
    Bien sûr c’est un peu frustrant. Nous aimerions être la cause de ce que nous faisons, ne serait-ce que pour prendre un verre. Mais tout va mieux si nous nous habituons à ne pas considérer notre personne comme une substance, mais comme une succession d’événements (comme dans les thèses « perdurantistes »). Les événements de conscience que nous sommes entre t -4 et t 0, lesquels reflètent des événements neuronaux, nous font tendre la main en t 0.

  2. lazyrealism dit :

    Question classique, quelques remarques:

    1: Il ne faut pas justifier qu’on pose la question: aucune philosophie qui voit l’expérience comme primordiale ne peux pas donner du sens a la causalite entre deux entités hors de l’experience, ni Kant, nie les empiristes, et ne parlons pas de la phenomenologie. Si on l’a pose on est deja en plein realisme, qui n’est pas conciliable avec la primauté de l’epistemologie ou du moins avec la tentative de fonder le savoir a partir des categories epistemologiques.

    2: Substance ou événement? Le procès de la causalité tant qu’il requiert une dimension temporel doit sans doute être envisage comme un événement.
    Mais il nous faut des relata, des entités ou substances qui vont être transformes. Les substances classiques sont concu independenant l’une de l’autre, donc pas de causalite entre substance, quoi donc, causalite entre accidents, causalite des accidents, seulement sur la surface des substances (comme l’envisage Harman) Ou occasionnalisme…ou la meilleure solution pre-critique: Causalite parmi les modes, qui inhérent dans la substance unique, ce qui garantit l’événement et la substance et garantit l’intelligibilité du procès causal.
    La relation causale, si elle veut etre comprehensible doit toujours se jouer entre des relata, qui ont quelque chose en commun, qui sont homogene, pour que la relation de causalite peut s’y appuyer.

    3: Malgre ces remaques pas du tout claire et distinct, une chose s’impose, qui est absolument indéniable:
    Se poser la question de la causalite realiste revient a se plonger dans la metaphysique du 16/17 siecle qui se pose exactement cette question. Cela ne veut pas dire que les reponses sont la, mais le fait qu’on a perdu les outils de se poser cette question dans la philosophie critique nous force a les réapprendre.
    Et je suis convaincu qu’il le faut faire.

  3. patriceweisz dit :

    Un nouvel évènement est un changement dans le temps de l’état du monde. Selon le modèle physique actuel, le monde n’est qu’un vaste ensemble de particules en mouvement. Un état du monde est donc un certain positionnement de toutes ces particules à un moment donné. Et ce sont les propriétés physiques de la substance constituant ces particules qui les font changer de position en s’attirant en se repoussant ou en tordant l’espace et le temps de façon à infléchir leur trajectoire. Donc un évènement ne cause rien. Il n’est qu’un constat que quelque chose a bougé.
    La pomme chute de l’arbre sur la tête d’Isaac Newton. Ce n’est pas la chute de la pomme qui lui fait mal. c’est l’action du poids et de la vitesse de la pomme soumise au champ gravitationnel engendré par la masse de la terre qui exerce une force s’avérant douloureuse sur son crâne sensible.
    Les entités physiques peuplant le monde ne peuvent causer des évènements qu’à l’intérieur de leur sphère de causalité car la propagation des effets de leurs propriétés causales n’est pas instantanée.
    Une entité physique créera un évènement en entrant en interaction avec une autre entité, une fois que celle-ci sera entrée dans sa sphère de causalité (dont le rayon grandit à la vitesse de la lumière). A partir de ce moment, La première entité devient une cause de ce qui arrive à la seconde, elle fera donc partie de son passé causal.
    Pour autant le modèle standard de la physique actuelle n’est qu’un modèle et il est écrit nulle part qu’il décrit comment fonctionne le monde réel. Il ne fait que donner une image pour comprendre le fonctionnement apparent des phénomènes observables issu de constats empiriques.
    Prend -il en compte toutes les propriétés de la substance du monde ? Ou ne retient-il que celles de la matière inerte ?

    • Titan dit :

      La causalité est assimilé en physique à l’ordre des causes. En même temps, rien ne nous pousse à croire à cet ordre des causes, comme à la forme qui donnerait l’ordre de consécution de la matière.
      En effet, à chaque fois qu’on repousse les limites de la physique, on s’aperçoit que la forme est un principe même de la matière. Ainsi, dans la théorie de la relativité générale, c’est la matière ou substance qui dicte ses lois à l’espace-temps.
      De même en physique des particules; les états d’excitation de la matière s’explique par l’instabilité des atomes, comme la masse des particules qui est maintenant prouvé par l’existence du boson de Higgs.
      Ainsi, peut-on considérer une unique équation de temps pour une particule et un trou noir? Ces équations irréconciliables pour décrire Un temps Unique dans un cadre réaliste, montrent qu’il n’y a pas une histoire du temps, mais des histoires du temps.
      Or, si le temps n’est pas cette structure métaphysique qui est la métrique de l’univers, il me semble qu’on peut remettre
      en cause l’hylémorphisme d’Aristote voulant dépasser le matérialisme comme « principe mauvais » ou non catholique, en considérant que la forme gouverne la matière, alors que la relation est inversée, en physique tout du moins.
      Ainsi parler de « sphère de causalité » à partir duquel les entités seraient en intéraction n’a pas de sens physique et semble de
      plus abandonné comme l’ hypothèse qui existait au début sur de possibles mondes parallèles en physique quantique.

      Le problème de fond est qu’on analyse trop souvent la causalité comme l’évènement de classes de substances supposés homogènes, gouvernés, par les mêmes lois et principes universels que la physique nous prodiguerait.
      ( coucou Francois Loth, super blog! )

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