L’argument de l’exclusion causale du mental

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…[L’épiphénoménisme] suppose qu’il doit exister quelque chose dans la nature qui n’a rien à faire, aucune tâche à accomplir, une sorte de noblesse qui dépend du travail de ses inférieurs, mais que l’on garde pour le spectacle et qui pourrait aussi bien, et sans l’ombre d’un doute, être abolie le temps venu.

S. Alexander,1927, p. 8

S’il est une menace insupportable et planant au-dessus de nos têtes de personnes agissantes dans le monde physique, c’est bien, si jamais on l’applique au mental, celle qu’évoque le philosophe émergentiste Samuel Alexander. En effet, et si ce « quelque chose [qui] existe dans la nature et qui n’a rien à faire » était l’ensemble  de nos croyances et de nos sensations, des manifestations de notre conscience, de ce que nous nommons nos désirs, nos sentiments et de toutes nos attitudes mentales avec leurs propriétés… Si ce « quelque chose » ne causait rien, mais nous laissait avec l’illusion d’un travail accompli, que resterait-il de nous, dans ce monde sans causalité mentale ?

Mais pourquoi nous faire si peur ? Pourquoi penser que les propriétés mentales seraient inertes ? Nos actions volontaires impliquent que nos croyances et nos désirs soient la cause de mouvements physiques. Cependant, en considérant les propriétés mentales comme irréductibles et dotées de pouvoirs causaux qui leur sont propres, un conflit avec les principes du physicalisme point et la menace insupportable revient. En effet, selon le physicalisme non réductible, les propriétés mentales, ne sont pas coextensives des propriétés physiques qui les réalisent. Reste qu’elles surviennent sur les propriétés physiques. Mais la survenance écarte-t-elle vraiment la menace planant au-dessus de nos têtes ? Si le mental ne survenait pas sur le physique, c’est la causalité mentale même qui deviendrait incompréhensible. Enfin, c’est ce que pensent les tenants du physicalisme non réductible. Seulement, pour Jaegwon Kim, non seulement la survenance ne nous préserve pas de la menace, mais elle nourrit le problème.

L’argument de l’exclusion causale du mental de Jaegwon Kim tend, en effet, à démontrer que si l’on soutient la thèse du physicalisme non réductible, seules les propriétés physiques (neurophysiologiques) sur lesquelles les propriétés mentales surviennent sont causalement efficaces. Autrement dit, que la menace insupportable est bien réelle.

Supposons qu’une instance de propriété mentale M cause l’instance d’une autre propriété mentale M*. La survenance nous dit que M* possède une base physique P* et qu’ainsi M et P* sont responsables de l’occurrence de l’instance de M*. Il semble alors que la seule manière que l’on ait de sauver M comme cause de M* soit de laisser directement M causer P*.

cause 1

D’une manière générale, ce sont toutes les occurrences de causalité survenante qui se produisent ainsi, via leurs propriétés de base. En effet, comment pouvait bien procéder Rembrandt pour modifier l’expression de ses autoportraits, si ce n’est par un nouveau traitement de la couleur et de sa distribution sur la surface de la toile ? Et comment songer à une modification de ses attitudes morales sans intervenir sur certaines de ses propriétés naturelles ? Comment atténuer ses maux de tête si ce n’est en laissant agir les molécules analgésiques composant le médicament absorbé ? Dans ce dernier cas, mon désir (en finir avec ce mal de tête !) cause mon comportement (avaler une aspirine) conjointement avec ma croyance que le remède fera son effet (action de l’acide acétylsalicylique). Ainsi, si vous voulez causer A, et que A survient sur B, vous devez connaître une propriété causalement suffisante pour B. Je peux, en effet, douter de la télépathie, c’est-à-dire de l’action directe sur mes maux de têtes, et préférer l’ingestion du remède qui agira sur les processus sous-jacents sur lesquels ma douleur survient. Autrement dit, pour causer A, il faut causer B.

cause 2

Mon désir de me débarrasser de mes maux de tête et ma croyance que je peux satisfaire ce désir en prenant de l’aspirine ne peuvent que causer le mouvement de mon bras. Et encore cela n’est possible que s’ils travaillent à l’intérieur d’une chaîne physique causale qui, partant de certaines instances de propriétés neurophysiologiques, relie certains événements du système nerveux central à une contraction musculaire (appelons P ces instances de propriétés physiques sous-jacentes à M). C’est seulement ainsi que la causalité mentale, c’est-à-dire la possibilité effective qu’une instance de propriété mentale cause une instance de propriété physique, devient intelligible avec la survenance. Ainsi, le désir de me débarrasser de mes maux de tête et la croyance que l’aspirine est efficace pour cela (M) causent, parce que j’avale cette aspirine (P*), mon soulagement (M*). Or M survient sur P… Quel est alors le rôle de cette instance par rapport à celle de P* ?

cause 3

Si le monde physique est causalement clos, il est alors en principe possible de rendre compte causalement de tout phénomène physique au moyen de causes physiques. Ainsi M (mon désir et ma croyance) et sa base physique réalisatrice P concourent tous les deux pour causer P*. C’est alors que la compétition entre deux causes pour un même événement est ouverte. Nous sommes effectivement en présence de deux propriétés causalement suffisantes pour produire P*, M et P.

cause 4

C’est ainsi que face à cette double causalité, parce qu’il n’est laissé aucun travail causal à  M, P préempte M comme cause de P*. C’est, en effet, ici que le principe de l’exclusion explicative intervient, qui affirme qu’il ne peut y avoir plus de deux causes suffisantes pour un même effet. Accepter que P et M causent P*, reviendrait à accepter une surdétermination causale systématique pour tous les cas de causalité mentale. Mais la surdétermination causale du mental est inacceptable pour au moins trois raisons. En effet, parce que la causalité implique la dépendance contrefactuelle, si P* est surdéterminé par M et P, il ne peut être vrai que si M ne se produit pas, P* ne se produise pas, c’est la première raison. De plus, si on considère que la présence d’une cause augmente les chances qu’un effet se produise, si P* est surdéterminé par M et P alors la probabilité que P* soit causée par P et M est égale à la probabilité qu’elle soit causée par P sans M [Pr(P* | P & M) = Pr(P* | P & ~M)]. C’est la seconde raison. Enfin, si P* possède deux causes suffisantes et que P est capable de fournir une explication causale complète de l’occurrence de P*, alors aucun travail explicatif indépendant n’est laissé à M. C’est la troisième raison qui fait que la surdétermination causale du mentale ne peut pas être acceptée.

En excluant M comme cause de P*, M ne peut donc plus causer M*, puisque selon la survenance, pour causer M*, M doit causer P*. Conclusion : la propriété mentale distincte et non réductible telle que la définissent les tenants du physicalisme non réductible n’est pas une propriété causale efficace.

Comment faire alors pour écarter l’insupportable ?

Références

ALEXANDER S. 1927, Space, Time and Deity. 2 Vols. London: Macmillan.

KIM, J. 1998, Mind in a Physical World Cambridge, Mass: MIT Press, Trad. franç. F. Athané et E. Guinet, L’esprit dans un monde physique : essai sur le problème corps-esprit et la causalité mentale, Paris, Sylepse, 2006.

KIM, J. 2005, Physicalism or Something near enough, Princeton, Princeton University Press.

KIM J. 2006, Philosophy of Mind, Traduit de l’américain sous la direction de Mathieu Mulcey, Philosophie de l’esprit, Ithaque, 2008.

13 commentaires pour L’argument de l’exclusion causale du mental

  1. Bonjour François,

    Nous sommes proches de la science-fiction: imaginons qu’un être surnaturel – une grande menace – puisse avoir la capacité de causer des catastrophes naturelles, sans avoir recours à la causalité ordinaire, celle reliant les effets à leurs causes naturelles. Dans ce cas, les partisans d’un physicalisme intégral ou de type éliminativiste pourraient redouter ce genre de créature…Leur pouvoir dépasse les lois ordinaires de la pensée (la télépathie remplace le raisonnement par inférence…).

  2. Francois Loth dit :

    Bonsoir Laurence,

    Peut-on remettre en cause facilement le principe de complétude de la physique qui dit que tout événement physique qui a une cause à un instant donné a une cause physique à cet instant donné ?

    • Francois Loth dit :

      J’ajoute que La seule chose que garantisse le principe de complétude, est que s’il existe une influence causale provenant de l’extérieur du domaine physique, vers l’intérieur du domaine physique, une cause physique suffisante du phénomène physique est assurée. On peut toujours faire une place pour l’intervention d’êtres surnaturels.

  3. Bonsoir François,

    C’est surtout le terme de « menace » qui a provoqué mon interrogation (c’est un film de science-fiction).En fait, j’éprouve des difficultés à comprendre la formule de S. Alexander.
    Bien cordialement,

    Laurence

  4. Luestan Theel dit :

    Voici une belle démonstration, fort claire, puisque je crois avoir compris.
    « Comment faire alors pour écarter l’insupportable ? »
    Le « principe de complétude » me semble exiger le retour à un physicalisme réductible. Ne pourrait-on pas imaginer que les « propriétés mentales » soient un type particulier de « propriétés physiques »? Par exemple des propriétés qui seraient des propriétés de propriétés?

  5. Francois Loth dit :

    Merci pour ce commentaire.

    La survenance du mental sur le physique nous montre l’existence d’une co-variation entre les propriétés mentales et les propriétés physiques. Cependant, la nature de ce lien reste opaque (causalité, émergence, composition…?)

    Etre une propriété de propriété ferait de la propriété mentale une propriété de second ordre. C’est ainsi que J. Kim, à l’intérieur de la thèse du fonctionnalisme exprime ce que sont les propriétés mentales. Alors, effectivement, elles deviennent réductibles aux propriétés de premier ordre sur lesquelles elles surviennent. Kim nomme cette réduction, la réduction fonctionnelle.

    Reste qu’être une propriété de propriété est une notion curieuse. Sauf, à l’intérieur du fonctionnalisme justement où la propriété de premier ordre rempli le rôle causal de la propriété fonctionnelle de second ordre. Mais qu’est-ce qu’être une propriété fonctionnelle ?

    Manifestement le travail ontologique n’est pas terminé.

  6. Luestan Theel dit :

    Je vous remercie de vos éclaircissements concernant la thèse fonctionnnaliste.

    Vous concluez: « Manifestement le travail ontologique n’est pas terminé. »

    C’est justement pour cela que je mets des guillemets à « propriétés physiques  » et à « propriétés mentales ».

    Je crains en effet que de telles expressions ne cachent un retour involontaire vers une sorte de dualisme, en objectivant le terme « propriété ». Si un portrait de Rembrandt est qualifié de « sombre », est-ce une « propriété physique » ou une « propriété mentale »? Le sens figuré ne contient-il pas aussi le sens propre? En grammaire, les adverbes sont des prédicats de prédicats (donc de second niveau): un portrait « tristement sombre » est-il dit agir sur mon humeur par le prédicat « tristement » ou par le prédicat « sombre »? Il me semble que « tristement sombre » est un seul prédicat, dénotant une seule propriété, mais à « effet » dédoublé. C’est à peu près ainsi que je comprends la « réduction fonctionnelle »: je ne parlerais pas de « propriété émergente » mais d' »effet mental émergent d’un effet physique » à partir d’une unique propriété physique. (De la même façon, y a-t-il des « propriétés biologiques »? Ne s’agit-il pas plutôt d’effets biologiques de propriétés physiques?)

    Dans une chaine causale, je préférerais parler d’événements ou « effets » plutôt que de « propriétés ». La nuit, quand personne ne regarde le portrait, il garde toutes ses propriétés physiques, mais n’a aucun effet.

  7. Francois Loth dit :

    Merci pour votre commentaire.

    Vous abordez la question des propriétés et des prédicats de manière fort intéressante. On peut cependant lever une barrière relativement solide entre les prédicats qui sont du domaine du langage et les propriétés qui sont du domaine de l’ontologie. Si les prédicats découpent le monde selon une grande diversité, on peut penser qu’il n’en est pas de même pour les propriétés. Pour résumer, on peut dire que chaque prédicat ne dénote pas une propriété. Si les propriétés découpent le monde aux bonnes articulations, il ne peut en être de même pour les prédicats.

    Dans l’exemple que vous proposez d’un tableau de Rembrandt, je ne soutiendrai pas qu’il existe une propriété que satisfait le prédicat « tristement sombre », même si un énoncé utilisant le prédicat « être tristement sombre » est utilisé dans un énoncé vrai.

    Quant à la causalité, un grand nombre de thèses admet que l’on parle, en effet, d’événements. Reste que pour qu’un effet se produise la propriété causale d’une chose doit être instanciée. La nuit, les propriétés lumineuses du tableau de Rembrandt ne sont, en effet, pas instanciées. Un verre de cristal peut être fragile et ne jamais se briser.

  8. Luestan Theel dit :

    Je crois comprendre ce que vous dites sur la non correspondance prédicat linguistique / propriété ontologique. Mais cela ne me permet pas de savoir ce qu’est une propriété dans le domaine de l’ontologie. Aristote définissait, je crois, la propriété comme ce qui est dans un objet sans en être une partie et sans pouvoir exister hors de l’objet. Il donnait comme exemple « un certain blanc », mais nous savons que « un certain blanc » dépend autant de notre appareil perceptif que de l’objet où nous le voyons. Il se pourrait donc que « blanc » ne désigne pas plus une propriété intrinsèque de l’objet que par exemple « triste » ou « beau ». À partir de quand une « propriété » est-elle assez « objective » (où sont les bonnes articulations qui découpent le monde)? Et l’ontologie exige-t-elle qu’elle le soit?
    Bien entendu, je me demande encore plus désespérément ce que pourrait être une « propriété mentale » de mon cerveau, surtout qu’en tant que « propriété » elle pourrait ne pas être instanciée.

  9. Francois Loth dit :

    Manifestement vous visez les bonnes questions. L’exemple de la couleur est exemplaire de la propriété qui pose problème. Locke pensait que les couleurs étaient des qualités secondes. Pour lui, par exemple, les couleurs sont des pouvoirs de produire certains genres d’expériences chez les agents conscients. Les qualités secondes sont des pouvoirs qu’un objet possède parce qu’il possède certaines qualités premières. Les qualités secondes ne sont pas distinctes des qualités premières, c’est-à-dire que le fait qu’un objet possède une qualité seconde tient à ce qu’il possède une certaine qualité première. Du fait qu’il possède cette qualité première, l’objet sera perçu d’une certaine manière par l’œil, le toucher, l’odorat, le goût et l’ouïe d’un observateur. (La manière dont il sera perçu par les différents sens dépend en partie de la constitution de l’observateur.)
    Cette manière anthropocentrique de caractériser les dispositions n’en fait pas pour autant quelque chose de subjectif. Bref, les dispositions sont bien là, dans les objets, indépendamment de l’esprit. Etre une propriété pourrait bien être alors une disposition.

  10. Luestan Theel dit :

    Si j’essaie de comprendre la distinction de Locke à la lumière de la science instrumentale moderne, je vois dans ses « qualités premières » en fait des « quantités », c’est-à-dire des données mesurables (fréquence, amplitude…). Les « qualités secondes » ne seraient que la « disposition » de ces « quantités » à être perçues par nous sous formes de « qualités » (hauteur, couleur…). Mais cette « disposition » dépend avant tout du système nerveux et surtout neuronal, et il y aurait des « qualités premières » sans « qualités secondes » (émision de fréquences non perceptibles comme celles des ultra-sons). Certains troubles de la perception (comme le mirage) suggèrent que l’inverse aussi est vrai.
    J’aurais donc tendance à considérer que les « qualités secondes », en tant que telles, appartiennent au cerveau. Elles seraient donc des « propriétés mentales ».
    Ainsi, dans la technique du « brainport » dont bénéficie un soldat anglais devenu aveugle, ce sont des quantités physiques qui sont transmises jusqu’au cerveau, d’abord en faisceaux lumineux jusqu’à la caméra, puis électriques jusqu’à sa langue, puis en influx nerveux. Or le soldat, qui sait ce que c’est que « voir », dit qu’il « voit » des taches et des formes de mauvaise qualité. Cela ne signifie-t-il pas que la vision qualitative qu’il éprouve s’élabore seulement dans son cerveau? Cette élaboration peut aussi être un processus physique et quantitatif, mais interneuronal et certainement bien plus complexe que le signal reçu.
    On pourrait donc reformuler ainsi la question de l’esprit: comment passe-t-on du quantitatif au qualitatif?

  11. Francois Loth dit :

    Ce qui est sûr c’est que les qualités d’une expérience n’ont pas besoin de ressembler, et ne ressemblent pas du tout, aux qualités des choses dont on fait l’expérience.

    Même si les expériences sont des événements du cerveau, les qualités des expériences que l’on fait quand on voit quelque chose diffèrent des qualités de ces choses observées. On peut cependant se demander ce que sont exactement les qualités de ces expériences ? Ainsi, en ce qui concerne l’exemple très intéressant de ce soldat aveugle, on peut penser qu’en dépit de l’équivalence représentationnelle, ‘voir’ avec un tel système est une expérience qui diffère qualitativement de celle qui consiste à voir avec les yeux. Dans les deux cas, le médium sensoriel est impossible, à décrire indépendamment des objets qu’il sert à représenter. Certes, il pourrait ne pas y avoir de différence fonctionnelle entre un agent équipé d’un brainport perfectionné et un agent qui voit. Tous deux décriraient leurs expériences exactement de la même manière. Néanmoins, on peut soutenir que les expériences de ces agents diffèreraient qualitativement. Nous abordons alors, la question de ce-à-quoi-cela-ressemble des expériences de conscience.

  12. Luestan Theel dit :

    Ce qui m’a intrigué dans le cas du soldat devenu aveugle est le fait que cet homme, qui a eu l’expérience de la vision et s’en souvient, décrit l’expérience de conscience qu’il a avec son brainport en terme de vision. Il dit « voir » une vague silhouette, ce qui suggère que son expérience ne diffère pas qualitativement de celle qu’il avait quand il voyait. C’est très étonnant puisqu’en principe les terminaisons nerveuses de la langue ne sont pas reliées dans le cerveau aux centres de la vision, mais à ceux du goût. Elles sont en outre très différentes de celles de l’oeil. Est-ce que, si un voyant s’équipait d’un brainport et se bandait les yeux, il aurait une expérience de vision? N’aurait-il pas plutôt une impression de salé, ou d’amer? Je crois qu’il lui faudrait en tout cas un long apprentissage privé de la vue au terme duquel son cerveau aurait appris à traiter différemment les informations reçues. Le cerveau serait donc capable de traduire les informations reçues en « sentiments » ou « perceptions » avec une très grande autonomie.

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