Survenir, mais encore !

 

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La caractéristique première du principe de survenance appliqué au mental, est une relation de dépendance du mental sur le physique ou sa converse, de détermination par le physique, du mental. Davidson interprète la notion de survenance de la façon suivante :

 

On peut interpréter cette survenance comme signifiant qu’il ne peut y avoir deux événements qui soient semblables sous tous leurs aspects physiques mais qui diffèrent sous un aspect mental quelconque, ou qu’un objet ne peut pas changer dans certains aspects mentaux sans changer dans certains aspects physiques. (1970, p.98)

 

Autrement dit, rien dans le mental ne pourrait exister à moins qu’il ne soit strictement impliqué par le physique. Pour prendre un exemple en dehors du domaine de l’esprit, on peut dire que la structure moléculaire est survenante à la structure atomique ou que l’élasticité survient sur la structure moléculaire sur lequel la sollicitation mécanique est réalisée. Dans ces deux exemples, la survenance est liée à une image métaphysique de la réalité conçue par niveaux.

 

La survenance (Kim 1993, p. 57-58, Horgan 1993, p. 566) est habituellement comprise comme étant une relation entre deux classes de propriétés. Cette relation exprime une dépendance entre ces deux classes. L’idée basique de dépendance est que si les propriétés A dépendent des propriétés B, alors les propriétés B déterminent les propriétés A. Si les propriétés B déterminent les propriétés A, alors il n’est pas possible que les propriétés B soient fixes alors que les propriétés A puissent encore varier. Autrement dit, il existe une relation de co-variation entre les propriétés et les propriétés B. Nous retrouvons ainsi l’idée intuitive de la survenance à savoir que si deux situations sont indiscernables quant aux propriétés B, elles le sont aussi, quant aux propriétés A.

 

De l’intuition basique de deux êtres physiquement identiques en tout point (voir billet précédent) partageant les mêmes propriétés mentales, nous établissons alors que la survenance de A doit nécessairement se produire chaque fois que B est instancié. Ainsi, de simple co-variation, la survenance (ici dans sa version forte), devient une thèse ontologique impliquant l’idée de la dépendance et de la détermination. En conséquence, lorsqu’une propriété mentale est instanciée à un instant t, dans un organisme c’est en vertu du fait que sa propriété physique de base l’est aussi à cet instant t. Nous pouvons la formuler ainsi :

 

[Survenance esprit-corps] Le mental survient sur le physique lorsque deux choses (objet, événement, organisme, etc.) exactement semblables par toutes leurs propriétés physiques ne peuvent différer en quelque aspect que ce soit par leurs propriétés mentales. C’est-à-dire, que l’indiscernabilité physique implique l’indiscernabilité mentale.

 

Ainsi, dans le cas d’une personne, par exemple, ressentant une douleur, le principe ci-dessus nous dit que la personne instancie nécessairement une propriété physique, c’est-à-dire un état neuronal formant la base survenante pour la douleur. Cette formulation de la relation de survenance montre donc à la fois qu’une co-variation existe entre les propriétés mentales et physiques et qu’une dépendance et une détermination les relient. Cependant, la survenance ne semble rien nous apprendre quant à la nature de cette dépendance ou détermination. Autrement dit, affirmer que le mental survient sur le physique n’explique pas la relation de dépendance entre le deux domaines. En conséquence, la relation de survenance n’apparaît donc pas comme une relation métaphysiquement « profonde ». Elle est une simple relation « phénoménologique » dans des schémas de co-variation.

 

Ce que donc nous indique la survenance du mental sur le physique est alors seulement l’existence d’une structure commune à toute une famille de positions que l’on peut ranger sous le vocable de « physicalisme ». Notion purement modale, la survenance est le signe que le mental ne peut exister en dehors du physique et flotter ainsi librement, en dehors de tout ancrage, dans le monde physique. Nous pouvons dire alors de la survenance qu’elle est l’indicateur de la dépendance du mental sur le physique.

 

Reste alors la question principale à laquelle la survenance ne répond pas – elle n’est en effet pas une explication – et qui est celle que pose l’image métaphysique d’une monde hiérarchisé par niveaux : quel lien la propriété supérieure entretient-elle avec la propriété de niveau inférieur ?

 

Ce que nous chercherons donc à savoir, c’est pourquoi A et B co-varient. L’identité est certainement la solution la plus économique, mais A pourrait causer B, ou les deux ensembles de propriétés A et B, pourraient avoir une cause commune, ou encore A pourrait être constitué de B ou encore être réalisé par B. Survenir, oui, mais encore !


Références

  • DAVIDSON, D. (1970) “Mental Events”, in Davidson (1980), Essays on Actions and Events., trad. Franç. P. Engel, Actions et événements, Paris, P.U.F., 1993.
  • HORGAN, T (1993) “From Supervenience to Superdupervenience: Meeting the Demands of a Material World”, Mind, 102, p. 555-586.
  • KIM, J. (1993) Supervenience and Mind, Selected Essays, Cambridge, Cambridge University Press.

 

12 commentaires pour Survenir, mais encore !

  1. patrice weisz dit :

    La survenance n’est-elle pas une façon un peu alambiquée d’exprimer que « les mêmes causes engendrent les mêmes effets » ? (Ce qui n’empêche pas que deux causes différentes produisent le même effet). Et qu’un effet ne peut pas exister sans cause ?
    N’est-ce pas là ni plus ni moins la définition classique du principe de causalité ?
    Car il me semble que la survenance ne fait que dire que les propriétés mentales sont l’effet des propriétés physiques.
    Ce n’est pas pour autant que l’on peut affirmer au nom du principe de clôture causale que puisque le physique ne peut causer que le physique, alors les propriétés mentales sont physiques ou qu’il y a identité entre les propriétés mentales et les propriétés physiques.

    Car on ne parle pas de la même nature de propriétés. Tout est là.

    Il y a confusion entre des propriétés descriptives et des propriétés causales.
    Les propriétés descriptives désignent des propriétés causales qui sont les seules à « causer ».
    Une sensation, une émotion, une idée, un projet, un désir désignent des états physiques. Une pensée s’exprime dans un langage, et un langage désigne.
    Le mental est une interprétation syntaxique que l’on (se) fait de notre propre fonctionnement neurologique, grâce au langage qui nous a appris à nommer aussi bien nos états que nos perceptions.
    Quand nous ordonnons à notre corps une action, c’est à dire quand le mental agit sur le physique, c’est un processus neurologique interprêté syntaxiquement qui enclenche les connexions nerveuses nécessaires à l’action.
    C’est l’introduction du langage qui nous permet d’agir de façon consciente sur la matière, par la simple volonté de notre pensée.
    Et cette causalité de notre pensée sur la matière est possible, car la pensée est déjà un processus physique, même s’il est vu, à un niveau supérieur, en tant qu’organisation syntaxique à laquelle on prête à tord des attributs ontologiques.

  2. Bonjour,

    Vous affirmez que la survenance n’est pas « une relation métaphysique profonde ». Qu’est-ce que cela supposerait ? Je comprends bien que le concept de survenance ne peut nous dire pourquoi une chose varie. mais ensuite j’éprouve une grande difficulté à concevoir une simple relation « phénoménologique ».

  3. Francois Loth dit :

    Réponse à Patrice

    Le principe de causalité n’est pas un principe si facile à éclaircir. En effet, la causalité peut se décliner en plusieurs concepts (approche contrefactuelle par exemple, si A ne s’était pas produit alors B ne se serait pas produit non plus ou approche « productive », A produit B…)

    Lorsque vous écrivez que les propriétés mentales sont l’effet des propriétés physiques vous voulez sans doute dire qu’un événement physique (neurophysiologique par exemple) cause un événement mental (une pensée par exemple) et que les propriétés de l’événement physique bien que n’étant pas les mêmes que les propriétés de l’événement mental en seraient la résultante causale. Parmi les caractéristiques de la causalité on reconnaît couramment la différence temporelle, on reconnaît également que l’événement cause et l’événement effet sont différents – par conséquent selon ces caractéristiques, il est bien difficile de défendre une identité, comme vous l’affirmez, entre les propriétés mentales et les propriétés physiques.

    La nature des propriétés est une question centrale en effet. Les propriétés dont il est question en métaphysique de l’esprit sont des propriétés qui confèrent un certain pouvoir aux choses qui les possèdent. Défendre la causalité mentale, c’est défendre quelque chose du genre : ma croyance qu’il pleut (événement mental eM ) est la cause de mon comportement physique qui consiste à ouvrir un parapluie par exemple (événement physique eP). La propriété mentale M, en tant que mentale, confère-t-elle un pouvoir causal à l’agent ?

    Certains philosophes pensent que la survenance est une solution possible pour expliquer cette relation causale. La thèse du physicalisme non réductible est une thèse qui reconnaît la survenance des propriétés mentales sur le physique et qui affirme que les propriétés mentales survenantes possèdent leurs propres pouvoirs causaux. C’est-à-dire que le comportement qui consiste à ouvrir un parapluie est causé par un événement qui possède une propriété mentale qui confère un pouvoir à l’agent, « en tant que » propriété mentale.

    « Que le langage nous permette d’agir de façon consciente que la matière par la simple volonté de notre pensée » comme vous le dites, sont des affirmations de la science empirique qui demandent une théorie et un travail expérimental. La métaphysique de l’esprit a pour tâche de construire un cadre ontologique afin de donner un sens à ces découvertes empiriques.

    Réponse à Laurence

    Par simple relation phénoménologique, je veux dire que la relation de survenance n’est pas une relation métaphysique profonde. En fait, la survenance est seulement une co-variation asymétrique entre deux familles de propriétés qui exprime la dépendance du mental sur le physique mais qui reste muette sur cette relation. C’est en cela qu’elle n’est pas une relation métaphysique profonde.

    La survenance peut satisfaire toutes les thèses métaphysiques au sujet de l’esprit, même le dualisme. En cela, elle n’est donc pas une relation métaphysique profonde. Certes, elle peut être « faible » « forte » « globale » voire « régionale », mais nous avons sans doute besoin d’autres concepts que celui de la survenance pour apporter un éclairage métaphysique à la question de l’esprit.

  4. patrice weisz dit :

    réponse à François :
    Concernant le parallèle que j’ai fait entre la survenance et le principe de causalité, j’ai pris le soin d’ajouter l’adjectif « classique » (pré-relativiste) pour exprimer l’a-temporalité de cette causalité, c’est-à-dire celle où la cause n’est pas antérieure à l’effet, mais lui est concomitente. Du coup l’effet peut également être considéré comme une propriété descriptive de la cause.

    Une croyance n’est qu’une phrase formulée dans un langage appris, dont les unités syntaxiques sont mémorisées physiquement dans nos circonvolutions synaptiques. La faculté de penser est donc l’art de combiner physiquement ces unités pour exprimer un état, un désir, etc..Une pensée est donc nécessairement la désignation syntaxique d’une configuration neuronale particulière, qui est en relation avec les autres parties du système nerveux et musculaire, et donc à ce titre peut agir causalement sur la matière.

    C’est la nature syntaxique des propriétés mentales qui leurs confèrent des pouvoirs causaux via l’ordonnancement des processus neurologiques qu’elles désignent.

  5. LEMOINE dit :

    Il y a un gouffre entre l’idée d’une dépendance du physique et du mental et celle d’une corrélation stricte de l’un et l’autre. Il me semble que l’idée de survenance franchit témérairement ce gouffre sans tenir compte des différences de grandeur et de nature.

    En effet, vraisemblablement, seule une infime part de l’activité des 30 milliards de neurones et de leur million de milliards de connexions a une influence sur l’activité mentale. Il n’y a donc pas l’ordre de grandeur équivalent entre activité physique et activité mentale qu’exigerait une covariance stricte.

    Sans doute deux cordes de guitares peuvent vibrer ensemble. La vibration de l’une détermine celle de l’autre. Mais elles ont une nature commune. Alors que s’agissant du mental et du physique quel sens peut-on donner à l’idée que l’un produit ou détermine l’autre. Pour imaginer qu’on pourrait déduire l’état du mental de la connaissance du physique, il faudrait discerner un mode d’action de l’un sur l’autre ce qui ne paraît possible que si on leur suppose une nature commune.

  6. patrice weisz dit :

    Toute représentation symbolique est constituée de matière pour pouvoir exister.
    Une lettre de l’alphabet écrite sur un tableau noir est constituée de poudre de craie blanche. Un mot sur un écran d’ordinateur est constitué de pixels électroniques. L’idée du symbole du triangle que l’on (se) visualise est supportée par une une organisation cérébrale particulière.
    Le symbole n’a pas les mêmes propriétés que ses constituants physiques, et à partir des propriétés physiques de ses constituants, on ne peut déduire les propriétés du symbole. Le symbole n’a pas pour signifié ses constituants physiques, il désigne autre chose en fonction du sens qu’on lui prête.
    Le symbole mental peut désigner d’autres symboles, une sensation, un phénomène extérieur, une information interne. Il peut désigner tout ce que le langage appris lui permet de signifier.
    Le même symbole peut être porté par des constituants physiques différents.
    Le symbole est « survenant » à son support physique.
    L’activité mentale à l’origine de nos pensées est une activité symbolique « survenante », dont les symboles sont les entités syntaxiques d’un langage appris, et dont le support physique est neuronal.
    Néanmoins, la majeure partie de l’activité neuronale est dédiée aux fonctions vitales de l’organisme, qui pourrait très bien se passer de toute activité symbolique pour survivre.
    La petite partie de l’activité neuronale utilisée pour l’activité symbolique est intimement imbriquée dans la complexité des connexions synaptiques et charges électriques formant la matière grise.
    Du coup la causalité du mental sur le physique, est celle d’une représentation symbolique de haut niveau, portée par une diversité de mécanismes neurologiques sous-jacents, et entretenant avec le corps une relation causale répondant sans mystère aux lois naturelles.
    Le symbole de plus haut niveau est celui du « je », permettant l’auto-référence à l’origine de la notion de sujet. De la manipulation possible de ce symbole réunitaire jaillit l’idée de lui attribuer des propriétés mentales autonomes.
    De la réalisation multiple d’un même symbole grâce à différentes configurations neuronales jaillit l’impossibilité de créer une relation d’identité entre le mental et le physique.
    De l’imbrication physique au sein du cerveau des sous-entités physiques « support » des entités mentales vient la relation de causalité permettant à une idée de se transformer en acte.
    Quand l’angle d’approche ne consiste qu’à voir le symbole, sans lui associer son support , la relation de causalité qu’il entretient avec le monde physique ne peut être intelligible, car il n’est qu’une représentation sans ontologie matérielle.

  7. Francois Loth dit :

    Réponse à Mr Lemoine.

    La co-variation entre la base physique et le mental est l’approche de la position exprimant un physicalisme minimum. C’est aussi la seule possibilité que l’on ait de pouvoir faire un compte-rendu de la causalité mentale. En effet, en postulant que le mental n’aurait rien à attendre de sa base réalisatrice – des événements cérébraux pour le dire vite – on exclurait alors toute possibilité causale pour le mental. Dans cette hypothèse, rechercher une cause mentale à nos comportements serait vain. L’explication causale de nos comportements ne serait pas véritablement causale dans le sens que la cause « produit » un effet. Nous ne pourrions qu’avoir recours à un genre d’explication plus ou moins relâché d’explication dans lequel la causalité serait une sorte de concept et non une structure dans le monde.

    Ce qu’exprime la survenance est effectivement la dépendance asymétrique entre les états mentaux et les états physiques.

    La survenance n’explique pas le lien entre mental et physique, mais veut seulement insister sur le fait que deux personnes entièrement identiques, à la molécule prêt, possèdent les mêmes états mentaux survenants. C’est l’intuition de la survenance.

  8. Francois Loth dit :

    Réponse à Patrice.

    Dans la théorie « computationnelle » de l’esprit que vous présentez, c’est la propriété syntaxique qui est la propriété causale. Le contenu représentationnel, c’est-à-dire, les propriétés sémantiques ne seraient pas causalement efficaces. Bref, seules les propriétés survenantes sont susceptibles d’être recrutées dans un travail causal. Le problème, c’est que nos comportements s’expliquent causalement en vertu de la possession de propriétés sémantiques qui elles, ne surviennent pas sur nos états internes. En effet, les propriétés du contenu sont des propriétés extrinsèques aux personnes. Par exemple, deux organismes identiques à la molécule prêt auront les mêmes propriétés mentales survenantes, mais pourront croire des choses différentes. Le contenu des pensées, contenu sémantique ne survenant pas sur les états internes peut être différent d’un jumeau à l’autre, puisqu’il dépend de l’environnement. Quel rôle donner à ces propriétés extrinsèques dans le travail causal ?

  9. Bonjour François,

    C’est donc la thèse externaliste qui semble triompher. Mais je demande si on ne pourrait pas envisager une perspective anthropologique à propos de nos croyances; autrement dit, il s’agirait de dépasser le contenu sémantique des états mentaux.

  10. patrice weisz dit :

    réponse à François :
    Vous dites : « deux organismes identiques à la molécule près auront les mêmes propriétés mentales survenantes, mais pourront croire des choses différentes »

    Dans le cas de deux vrais jumaux (grossesse monozygote) partageant rigoureusement le même patrimoine génétique, leur phénotype, qui dépend d’infimes variations environnementales (voire hasardeuses) avant et après la naissance, peut quand même varier, débouchant sur des caractéristiques physiques distinctes.
    Cette légère différentiation se retrouve à la fois extérieurement : variations des visages, des empreintes digitales, de la corpulence, etc.. ; et intérieurement : variations du schéma artériel, des connexions neuronales.
    L’ADN ne prévoit pas la position exacte de chaque petit élément corporel : il contient des mécanismes de construction, et non un plan exact à la molécule près.
    Du coup deux vrais jumeaux ne sont jamais deux copies conformes.

    D’autre part, l’assertion consistant à affirmer que deux contenus sémantiques (croyances) différents peuvent être supportés par deux organisations physiques rigoureusement identiques n’est pas fondée.

    En effet, dans l’hypothèse ou deux êtres seraient semblables physiquement en tout point à l’instant t, une variation de leur environnement respectif se traduirait nécessairement par des perceptions de stimulis différents qui déboucheraient à leur tour sur la réception d’informations différentes par leurs systèmes nerveux. Et cette variation interne se traduirait nécessairement à son tour par une configuration physique (charges électriques informatives reçues par les neurones, etc..) devenant distincte entre ces deux individus.
    En conséquence, certes, leurs contenus sémantiques pourraient varier, mais accompagnés nécessairement de variations physiques.
    De plus, dans ce cas précis, c’est cette modification d’origine extérieure de leur état physique interne qui serait la cause d’une modification de leurs contenus sémantiques respectifs.

  11. Francois Loth dit :

    Bonjour,

    je ne sais pas quelle thèse exactement triomphe… Nous nous attendons à ce que seules des propriétés intrinsèques puissent jouer un rôle causal. Les propriétés sémantiques externes, propriété non survenantes, ne peuvent pas conférer de pouvoir causal aux agents…

    Comment individualiser nos états mentaux est en effet la question ? Notre que croyance que p, est un état mental en vertu de son contenu p. Néanmoins la propriété de son contenu sémantique p ne confère pas de pouvoir causal. Pourtant lorsqu’une personne agit causalement, elle le fait parce p. Si cette même personne avait posséder une croyance que q, elle aurait agit autrement.

    C’est tout le problème des propriétés mentales intentionnelles et de la causalité mentale.

  12. Francois Loth dit :

    Réponse à Patrice.

    Croire que p ne survient pas sur les états internes des organismes. Deux organismes identiques auront des croyances d’un type différents s’ils sont placés dans les environnements différents.

    Le billet n° 58 abordera la question de l' »externalisme des contenus ».

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