Comment attribuer un esprit à une chose ?

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Existe-t-il des conditions d’attribution d’un esprit à une chose ?

Certains systèmes inorganiques, électromécaniques tels les robots et les ordinateurs présentent manifestement des caractéristiques que nous attribuons habituellement aux esprits. Existe-t-il véritablement des « marques » pour le mental, nous permettant d’éclaircir notre conception de la mentalité elle-même ? Notre notion de mental n’apparaît pas comme une notion monolothique. Un certain nombre de critères épistémologiques et de caractéritiques peuvent être formulés : la connaissance directe, le caractère privé voire infaillible de notre connaissance du mental, la non spatialité, l’intentionnalité, etc. Néanmoins, de façon standard en philosophie contemporaine de l’esprit, deux catégories de phénomènes mentaux sont posés :
– les états qualitatifs ou sensibles (qualia), comme la douleur, les sensations de goût et de couleur, etc.
– les états intentionnels, comme les croyances, les désirs, les intentions.

Les premiers satisfont les critères épistémologiques comme l’accès direct et le caractère privé, alors que les seconds satisfont le critère de l’intentionnel.

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3 Responses to Comment attribuer un esprit à une chose ?

  1. Philalethe dit :

    La question est intéressante en effet.
    Mais je note que ce ne sont pas seulement à des artefacts complexes (électroniques) qu’on attribue un esprit mais à de simples objets mécaniques (« cette voiture ne veut pas démarrer », « le moteur souffre » etc.). Est-ce radicalement différent quand parlant de mon ordinateur je dis: « je lui demande un fichier dont je sais qu’il est sur mon disque dur mais il ne veut pas me les donner » ?
    Il faudrait se demander s’il suffit d’utiliser des termes qui rapportés à l’homme impliquent un esprit pour du coup en induire que parlant en ces termes de l’ordinateur ou de n’importe quel artefact on lui attribue ipso facto un esprit (je ne veux pas dire que l’usage serait métaphorique mais bien plutôt qu’en parler ainsi serait la manière la plus commode de s’y référer sans pour autant qu’on soit tenté de la prolonger spéculativement – je veux dire en dehors de la parole qui va avec le maniement de l’objet- par l’attribution à la chose en question d’un esprit).
    On pourrait se demander aussi à quelles conditions on peut attribuer un esprit à des choses naturelles comme un rocher.

  2. […]  Comment attribuer un esprit à une chose ? […]

  3. Baiwir dit :

    L’esprit, au sens métaphysique ou ésotérique est différent d’une émanation du mentale du cerveau.
    Pythagore disait :  » La conscience dort dans la pierre,
    rêve dans la plante, s’éveille dans l’animal, prend conscience d’elle-même chez l’homme. »
    Ce n’est donc pas une question de nature mais de degré.
    « Le Tout est esprit, l’univers est mental », dit Hermès.
    Mais ceci ne concerne que la question d’introduction.
    Car il y a une catégorie (si c’en est une) qu’aucun artifice ne pourra jamais produire : l’intuition, ou sa source : la conscience.
    Et quand bien même on aurait affaire à un système cybernétique « hi tech », celui-ci ne possédera jamais la « conscience de de sa conscience ».
    Le robot qui a conscience que ses accus sont déchargés peut aller se recharger
    mais ne pensera pas : »pauvre de moi, que ne suis-je homme ! ».
    Déjà pour l’esprit de l’homme, tout n’est pas accessible. Kant parle de la « chose en soi » (noumène), en-dehors de l’entendement.

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