Quelle est la cause ? La substance ou l’évènement ?

Soutenir que la causalité est une relation objective qui se produit dans la réalité extérieure à notre esprit est un point de vue réaliste. Ce point de vue s’oppose à quelque chose de simplement subjectif, telle que la structure de nos pensées ou nos seules perceptions. La relation causale n’est alors plus considérée comme logée dans la psychologie humaine (Hume) ou dans la compréhension (Kant) ou encore dans le langage descriptif d’une explication (Hempel et Oppenheim), mais se révèle être une structure du monde, indépendante de nos concepts. Cependant, comment soutenir le point de vue réaliste au sujet de la causalité alors que nous n’observons que de simples régularités dans la nature ? Comme l’écrit Hume dans l’Enquête (VII, 2) « Nous pouvons définir une cause comme un objet suivi d’un autre et tel que tous les objets semblables au premier sont suivis d’objets semblables au second »… C’est tout !

Néanmoins, si nous voulons soutenir qu’il existe bien des relations causales, on peut alors se demander comment cela se fait-il que nous soyons capables de distinguer entre les véritables séquences causales d’événements et celles qui simplement coïncident. Imaginons  une chose passive, une sorte de machine par exemple qui, parce que dotée d’une intelligence aussi puissante que celle d’un être humain,  serait  capable de percevoir les événements. Elle serait cependant incapable de distinguer entre les événements qui se succèdent en vertu d’une relation causale et ceux qui ne sont que des coïncidences. Comment saurait-elle que la succession de l’éclair et du tonnerre forme un unique phénomène produit par la même cause ? La chose enregistrerait seulement certaines régularités. Bref, la simple observation ne suffit pas. En effet, la connaissance causale est le fruit de l’observation et de l’expérience. Pour savoir quelle relation relie deux événements, la science procède par expériences. La régularité ne peut être qu’un premier indicateur dans cette recherche de la discrimination entre simple régularité et relation causale. Plus tard, l’expérience ayant isolé certains processus causaux, c’est par la répétition de schémas d’événements quasi similaires, dans lesquels certains paramètres auront été modifiés, que l’on parviendra à isoler le pouvoir causal.

Ce qui rend possible cette découverte des pouvoirs causaux dans le monde est ce qui nous distingue, nous les êtres humains, de simples machines passives. C’est que nous avons certaines intentions, que nous poursuivons certains objectifs et que nous avons l’habitude d’intervenir dans le monde afin de le modifier, en un mot, d’agir causalement. Ainsi, le concept de causalité est relié à nos stratégies d’action.  En effet, vouloir construire ou évaluer des stratégies pour agir réclame une estimation de l’effet qui sera produit. En somme, souhaiter obtenir tel ou tel état de choses requiert la recherche des causes. Par exemple, la science médicale se penche sur la recherche des causes du cancer parce qu’elle vise à contrôler les causes du développement de la maladie. Une  machine passive, quant à elle, une chose qui ne poursuivrait pas d’objectifs intentionnels, autrement dit qui ne serait pas un agent, ne pourrait pas dégager le concept d’événement causal. Ainsi, considérons que c’est le fait que nous soyons des agents qui nous permet non seulement de percevoir des régularités mais aussi d’en expliquer certaines comme étant des relations causales. La perception des événements réguliers peut être le fait d’une machine passive, alors que le concept d’événement causal ne peut apparaître que chez un agent intentionnel.

*

Si nous souscrivons à ce constat, si nous admettons que la causalité est liée aux circonstances de nos stratégies intentionnelles, que la sélection d’un événement comme cause s’inscrit dans une stratégie pratique  et s’avère ainsi dépendante de nos intérêts cognitifs, cela en fait-il un concept anthropomorphique ? C’est ce que pensait Bertrand Russell[1] qui, en raison de ce lien entretenu avec nos intérêts, pensait qu’il fallait mieux se débarrasser des lois causales. Mais lorsque les causes sont effectives, cela ne démontre-t-il pas qu’elles prennent appui sur certains événements pertinents indépendants de nos objectifs ? Expliquons par exemple comment se fait-il que je parvienne à prendre ce verre d’eau, là, devant moi.

Pour prendre le verre d’eau placé devant moi une contraction particulière des muscles de ma main a été nécessaire. La saisie du verre d’eau s’est déroulée à t et la contraction des muscles de ma main à t-1. Quant à ce qui a causé la contraction de mes muscles, qui s’est produite à t-2, c’est un certain signal électrique transmis par mon cerveau à ces muscles en particulier. Ce signal de mon cerveau a, lui, été envoyé parce que certains neurones ont interagit à t-3. Il faut dire qu’à t-4, mon cerveau, répondant à certains types de rayons lumineux était entré dans un état d’excitation particulier (je venais de regarder le verre d’eau devant moi et j’ai pris la décision de boire). Voilà une explication qui illustre bien le principe de clôture causale du domaine physique : une série d’événements physiques qui se succèdent d’instant en instant à partir du moment où je regarde le verre d’eau jusqu’au moment, t, où je m’en saisis.

Une telle explication causale nous satisfait-elle ? Je peux certes toujours invoquer « ma » décision de boire de l’eau comme étant l’explication causale adéquate et première de mon geste, mais elle ne parvient pas à se glisser dans ce réseau d’événements physiques. On dirait une explication parallèle. C’est pourtant bien Moi qui ai agit mais cela ne ressemble presque plus à une cause. En effet, ici, le processus physique neurobiologique, sous-jacent à ma décision, semble expulser la cause mentale (ma décision de boire) hors du travail causal. Quelque chose d’indépendant de Moi, initiant en aveugle mes propres actions, opère en sous main et me laisse avec cette impression que rien dans cette explication ne rend compte du pourquoi cette chaîne causale d’événements a convergé jusqu’au verre d’eau. N’est-ce donc pas plutôt la cause mentale qui permet d’unifier cette apparente succession d’événements physiques (neuraux) et qui explique le mieux mon comportement à t ? Un état physique se dirige causalement vers un effet qui est un événement physique particulier. En revanche, un état intentionnel ne se dirige pas vers un événement physique particulier mais vers un type d’événement. Quelle place donner alors à cette chaîne d’événements physiques responsable causalement de mon comportement ? Ma décision de boire, précédée de ma croyance que c’était un verre d’eau qui était devant moi et de mon désir de me désaltérer, n’explique-t-elle pas causalement, elle aussi, le geste de ma main en direction du verre ?  Quelque chose partant de moi et qui n’est pas assimilable à une série d’événements causaux ne constitue-t-il pas la cause de ce mouvement ?

La question soulevée ici est non seulement celle de la relation de causalité psychophysique (la relation entre des événements mentaux et des événements physiques) mais plus largement celle de la causalité des agents que la série d’événements physiques sous-jacents semble écarter de  l’explication.

On peut définir un agent comme une personne faisant des actions qui mettent en jeu librement sa volonté. Pour défendre  la causalité des agents, c’est-à-dire pour soutenir que c’est l’agent lui-même qui est la cause, c’est-à-dire la « chose » qui génère un certain pouvoir causal, on peut être enclin à enquêter sur les relata de la causalité et à réexaminer la relation de causalité elle-même. C’est la stratégie de John Lowe[2].

Regardons cela de plus près.

*

On peut définir les événements comme des choses qui arrivent. Lorsque ce qui arrive affecte une autre chose, cet événement est dit « causal ». C’est la manifestation d’un certain pouvoir causal. Mais pour qu’une chose arrive, pour qu’un événement se produise,  une modification dans la chose doit se produire. A t-4 certains rayons lumineux ont produit, dans une certaine zone de mon cerveau, une excitation particulière. On peut dire qu’à t-4 la substance de mon cerveau a exemplifié une certaine propriété physique constitutive de l’événement qui s’est intercalé dans la chaine causale.

D’emblée il apparait que la réponse à la question de la responsabilité causale d’un événement est la manifestation d’une propriété dans une chose. Mais comment les « choses » sont-elles reliées aux événements (une « chose » peut être un arbre, une pierre, un animal, une étoile, un atome, etc.) ?  A première vue, on peut dire que c’est le poids de mon corps qui creuse la neige, par exemple, lorsque je marche sur le sol enneigé ; que c’est le poids de ce pavé qui brise la vitrine dans laquelle il est lancé. Disons que l’éclatement de la vitrine résulte d’un certain nombre de conjonctions physiquement mesurables, entre la masse du pavé, associée à la force de frappe du manifestant et une certaine composition du verre de la vitrine – toutes des propriétés intrinsèques des choses. Mais ce que Lowe nous explique c’est que ce ne sont pas les événements qui possèdent les pouvoirs causaux mais les choses, en termes de l’art : « les substances individuelles[3] ». Ainsi lorsque l’on dit qu’un produit comme un certain acide est corrosif c’est qu’il possède le pouvoir causal d’altérer d’autres matériaux. Autrement dit, que c’est le produit qui a ce pouvoir et non l’événement qui consiste à verser l’acide en question sur une pièce de métal. Ce qui possède les pouvoirs causaux ne sont pas les événements mais les choses. Il est vrai qu’un événement peut se dire comme la manifestation d’un pouvoir causal à un instant donné, mais qu’effectivement ce sont les choses qui ont où qui sont affectés par les pouvoirs causaux.

Dans l’énoncé « Le jet du pavé a causé l’éclatement de la vitrine » on se réfère à l’événement ; par contre, dans l’énoncé « le pavé a causé l’éclatement de la vitrine », on se réfère à la substance. Le second énoncé peut être interprété comme une manière rapide ou abrégée de parler de l’événement : il existe un certain événement qui implique le pavé et cet événement a causé l’éclatement de la vitrine. C’est une façon de réduire la substance comme cause à l’événement. Ce qui est sûr c’est que pour expliquer la cause on a besoin de regarder ce qui s’est passé dans la substance, autrement dit, quelle instance de propriété dans la substance a été actualisée dans la cause (la force du jet et la masse du pavé) et quelle instance de propriété dans la substance impliquée dans l’effet s’est manifestée (la fragilité du verre). Néanmoins, si c’est bien un pavé (une substance) qui a cassé une vitrine (une autre substance) c’est la modification des propriétés de chacune de ces substances, à un instant donné, qui explique ce qui s’est passé. Alors quel est le relatum de la relation causale ?

On peut se demander ce que l’on recherche quand on recherche la cause ? La substance ou le pouvoir causal qui s’est manifesté dans la substance ? Les pouvoirs sont des propriétés comme la fragilité et la charge électrique dont la possession dispose son porteur d’une certaine manière. L’instanciation de la fragilité dans du verre dispose celui-ci à se casser lorsque certaines circonstances sont réunies. Le jet qui frappe la devanture est le stimulus et la casse est la manifestation de la fragilité. Selon Lowe, c’est la substance qui agit et provoque quelque chose qui arrive. C’est le pavé qui cause ce qui arrive : l’éclatement de la vitrine. Le premier énoncé « Le jet du pavé a causé l’éclatement de la vitrine » qui décrit un événement serait alors, pour Lowe, une ellipse du second « le pavé a causé l’éclatement de la vitrine ». Lowe procède ici à une réduction de l’événement de la cause à la substance. Autrement dit, c’est la substance qui cause un effet qui, lui, est un événement. Ainsi les substances et non les événements sont les causes dans le sens fondamental de causes. « Causer c’est agir et c’est la substance qui agit[4] » soutient J. Lowe.

La réduction de l’événement causal à la substance pouvait être déjà envisagée lorsque nous avons montré que le concept d’événement causal n’émergeait que chez des êtres intentionnels, c’est-à-dire des agents. Pour le dire autrement, que le concept de causalité agentive était prioritaire au concept de causalité des événements. Cependant, on ne peut de cela en inférer que le concept de causalité agentive soit ontologiquement prioritaire.

Mais en quoi précisément, la modification des relata de la causalité ou encore la réduction de l’événement à la substance vient-elle renforcer la causalité agentive ? Le défenseur de la causalité des substance peut considérer que les personnes sont des substances psychologiques et que la causalité agentive est un genre de causalité des substances. Comme ce sont les substances et non les événements qui possèdent les pouvoirs causaux, alors c’est bien l’agent, exerçant ses propres pouvoirs causaux, qui cause l’événement.

Toutefois, bien que ce soit bien les substances qui possèdent les pouvoirs causaux, on peut néanmoins dire que les substances causent certains effet en vertu d’événements impliquant ces substances. On pourrait donc admettre l’implication d’événements dans les substances sans soutenir, comme le fait Lowe, la réduction de l’événement à la substance. Dire qu’agir est un événement impliquant un agent n’engage pas à la réduction des relata de la causalité. Autrement dit, le modèle de causalité des événements implique qu’une substance se comporte d’une certaine façon et par conséquent cause un changement dans une autre. Toutefois, en résistant ainsi à la réduction des relata de la cause à la substance ne restons-nous pas muet devant le pouvoir causal des agents que nous sommes ?


[1] « On the Notion of Cause », Mysticism and Logic, London, Unwin Book, 1912/1963.

[2] Personal Agency, Oxford, 2008 ;  A survey of Metaphysics, Oxford, 2009. Dans une autre manière P. Van Invagen, "L’esprit et la causalité" Igitur, 2011.

[3] Ibid, 2008, p. 138.

[4] Ibid, 2008, p 164.

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4 réponses à Quelle est la cause ? La substance ou l’évènement ?

  1. luestan dit :

    Pour moi, il n’y a pas photo. Ce n’est pas le pavé (la substance), mais le jet du pavé (l’événement) qui casse la vitrine. Si je pose mon pavé doucement contre la vitrine, il ne se passe rien. L’événement résulte de la mise en action d’une force, qui peut être la force d’attraction. Si, quand un pavé est doucement posé sur une vitre horizontale, la vitre se casse, c’est l’action de la force d’attraction terrestre qui casse la vitre, pas le pavé (peut-être que sur la lune il ne se passerait rien).
    Bien sûr c’est un peu frustrant. Nous aimerions être la cause de ce que nous faisons, ne serait-ce que pour prendre un verre. Mais tout va mieux si nous nous habituons à ne pas considérer notre personne comme une substance, mais comme une succession d’événements (comme dans les thèses "perdurantistes"). Les événements de conscience que nous sommes entre t -4 et t 0, lesquels reflètent des événements neuronaux, nous font tendre la main en t 0.

  2. lazyrealism dit :

    Question classique, quelques remarques:

    1: Il ne faut pas justifier qu’on pose la question: aucune philosophie qui voit l’expérience comme primordiale ne peux pas donner du sens a la causalite entre deux entités hors de l’experience, ni Kant, nie les empiristes, et ne parlons pas de la phenomenologie. Si on l’a pose on est deja en plein realisme, qui n’est pas conciliable avec la primauté de l’epistemologie ou du moins avec la tentative de fonder le savoir a partir des categories epistemologiques.

    2: Substance ou événement? Le procès de la causalité tant qu’il requiert une dimension temporel doit sans doute être envisage comme un événement.
    Mais il nous faut des relata, des entités ou substances qui vont être transformes. Les substances classiques sont concu independenant l’une de l’autre, donc pas de causalite entre substance, quoi donc, causalite entre accidents, causalite des accidents, seulement sur la surface des substances (comme l’envisage Harman) Ou occasionnalisme…ou la meilleure solution pre-critique: Causalite parmi les modes, qui inhérent dans la substance unique, ce qui garantit l’événement et la substance et garantit l’intelligibilité du procès causal.
    La relation causale, si elle veut etre comprehensible doit toujours se jouer entre des relata, qui ont quelque chose en commun, qui sont homogene, pour que la relation de causalite peut s’y appuyer.

    3: Malgre ces remaques pas du tout claire et distinct, une chose s’impose, qui est absolument indéniable:
    Se poser la question de la causalite realiste revient a se plonger dans la metaphysique du 16/17 siecle qui se pose exactement cette question. Cela ne veut pas dire que les reponses sont la, mais le fait qu’on a perdu les outils de se poser cette question dans la philosophie critique nous force a les réapprendre.
    Et je suis convaincu qu’il le faut faire.

  3. patriceweisz dit :

    Un nouvel évènement est un changement dans le temps de l’état du monde. Selon le modèle physique actuel, le monde n’est qu’un vaste ensemble de particules en mouvement. Un état du monde est donc un certain positionnement de toutes ces particules à un moment donné. Et ce sont les propriétés physiques de la substance constituant ces particules qui les font changer de position en s’attirant en se repoussant ou en tordant l’espace et le temps de façon à infléchir leur trajectoire. Donc un évènement ne cause rien. Il n’est qu’un constat que quelque chose a bougé.
    La pomme chute de l’arbre sur la tête d’Isaac Newton. Ce n’est pas la chute de la pomme qui lui fait mal. c’est l’action du poids et de la vitesse de la pomme soumise au champ gravitationnel engendré par la masse de la terre qui exerce une force s’avérant douloureuse sur son crâne sensible.
    Les entités physiques peuplant le monde ne peuvent causer des évènements qu’à l’intérieur de leur sphère de causalité car la propagation des effets de leurs propriétés causales n’est pas instantanée.
    Une entité physique créera un évènement en entrant en interaction avec une autre entité, une fois que celle-ci sera entrée dans sa sphère de causalité (dont le rayon grandit à la vitesse de la lumière). A partir de ce moment, La première entité devient une cause de ce qui arrive à la seconde, elle fera donc partie de son passé causal.
    Pour autant le modèle standard de la physique actuelle n’est qu’un modèle et il est écrit nulle part qu’il décrit comment fonctionne le monde réel. Il ne fait que donner une image pour comprendre le fonctionnement apparent des phénomènes observables issu de constats empiriques.
    Prend -il en compte toutes les propriétés de la substance du monde ? Ou ne retient-il que celles de la matière inerte ?

    • Titan dit :

      La causalité est assimilé en physique à l’ordre des causes. En même temps, rien ne nous pousse à croire à cet ordre des causes, comme à la forme qui donnerait l’ordre de consécution de la matière.
      En effet, à chaque fois qu’on repousse les limites de la physique, on s’aperçoit que la forme est un principe même de la matière. Ainsi, dans la théorie de la relativité générale, c’est la matière ou substance qui dicte ses lois à l’espace-temps.
      De même en physique des particules; les états d’excitation de la matière s’explique par l’instabilité des atomes, comme la masse des particules qui est maintenant prouvé par l’existence du boson de Higgs.
      Ainsi, peut-on considérer une unique équation de temps pour une particule et un trou noir? Ces équations irréconciliables pour décrire Un temps Unique dans un cadre réaliste, montrent qu’il n’y a pas une histoire du temps, mais des histoires du temps.
      Or, si le temps n’est pas cette structure métaphysique qui est la métrique de l’univers, il me semble qu’on peut remettre
      en cause l’hylémorphisme d’Aristote voulant dépasser le matérialisme comme "principe mauvais" ou non catholique, en considérant que la forme gouverne la matière, alors que la relation est inversée, en physique tout du moins.
      Ainsi parler de "sphère de causalité" à partir duquel les entités seraient en intéraction n’a pas de sens physique et semble de
      plus abandonné comme l’ hypothèse qui existait au début sur de possibles mondes parallèles en physique quantique.

      Le problème de fond est qu’on analyse trop souvent la causalité comme l’évènement de classes de substances supposés homogènes, gouvernés, par les mêmes lois et principes universels que la physique nous prodiguerait.
      ( coucou Francois Loth, super blog! )

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