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	<title>Commentaires sur : Platon et les modernes : instancier un universel</title>
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	<description>François LOTH</description>
	<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 10:54:04 +0000</pubDate>
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		<title>Par : patrice weisz</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2008/01/23/platon-et-les-modernes-instancier-un-universel/#comment-2231</link>
		<dc:creator>patrice weisz</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 00:03:35 +0000</pubDate>
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		<description>Commentaires pour François :

"Une telle ontologie des « deux mondes » introduit le problème difficile de la relation entre des objets spatiotemporels (particuliers) et ce qui existerait en dehors de l’espace et du temps (universaux)".

Dans cette vision la réalité indépendante serait donc peuplée par les universaux et l'espace-temps par des particuliers. L'instanciation serait alors le lien reliant un universel réel et ses particuliers spatiotemporels
Les universaux sont des généralisations imaginées à partir de constats empiriques. Un universel est une classe  d'ordre hiérarchique supérieur à ses instances : il définit donc un ensemble à partir de la généralisation des propriétés de ses éléments. Par exemple, le carré parfait est un universel définissant l'ensemble permettant de regrouper les particuliers ayant 4 cotés identiques. L'universel est donc une "chosification"  idéalisant certains particuliers regroupés en ensemble. 
Rien donc ne justifie de poser une réalité ontologique aux universaux. De plus, par exemple dans le cas du carré parfait, il n'est instancié par aucun particulier, car la perfection n'est pas de ce monde.  En outre, il ne correspond pas nécessairement d'universel à un regroupement  de particuliers. Il n'y a pas de nombre pair "universel" ni de  "balle rouge" idéale.
Ce constat ne nous empêche pas de postuler malgré tout que  les particuliers possèdent des propriétés réelles, à partir du moment où elles sont causales, ni qu'il existe une réalité indépendante, en dehors de l'espace-temps modal, à l'origine de l'apparition de régularités phénoménales et source de la causalité physique.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Commentaires pour François :</p>
<p>&#8220;Une telle ontologie des « deux mondes » introduit le problème difficile de la relation entre des objets spatiotemporels (particuliers) et ce qui existerait en dehors de l’espace et du temps (universaux)&#8221;.</p>
<p>Dans cette vision la réalité indépendante serait donc peuplée par les universaux et l&#8217;espace-temps par des particuliers. L&#8217;instanciation serait alors le lien reliant un universel réel et ses particuliers spatiotemporels<br />
Les universaux sont des généralisations imaginées à partir de constats empiriques. Un universel est une classe  d&#8217;ordre hiérarchique supérieur à ses instances : il définit donc un ensemble à partir de la généralisation des propriétés de ses éléments. Par exemple, le carré parfait est un universel définissant l&#8217;ensemble permettant de regrouper les particuliers ayant 4 cotés identiques. L&#8217;universel est donc une &#8220;chosification&#8221;  idéalisant certains particuliers regroupés en ensemble.<br />
Rien donc ne justifie de poser une réalité ontologique aux universaux. De plus, par exemple dans le cas du carré parfait, il n&#8217;est instancié par aucun particulier, car la perfection n&#8217;est pas de ce monde.  En outre, il ne correspond pas nécessairement d&#8217;universel à un regroupement  de particuliers. Il n&#8217;y a pas de nombre pair &#8220;universel&#8221; ni de  &#8220;balle rouge&#8221; idéale.<br />
Ce constat ne nous empêche pas de postuler malgré tout que  les particuliers possèdent des propriétés réelles, à partir du moment où elles sont causales, ni qu&#8217;il existe une réalité indépendante, en dehors de l&#8217;espace-temps modal, à l&#8217;origine de l&#8217;apparition de régularités phénoménales et source de la causalité physique.</p>
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