<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	>
<channel>
	<title>Commentaires sur : L&#8217;argument des qualia inversés</title>
	<atom:link href="http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/</link>
	<description>François LOTH</description>
	<pubDate>Fri, 25 Jul 2008 10:19:30 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=MU</generator>
		<item>
		<title>Par : Francois Loth</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-351</link>
		<dc:creator>Francois Loth</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2007 16:55:24 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-351</guid>
		<description>C'est vrai que dans ma formulation la prémisse (1) n'est pas vraiment une prémisse. Merci pour la proposition de reformulation.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>C&#8217;est vrai que dans ma formulation la prémisse (1) n&#8217;est pas vraiment une prémisse. Merci pour la proposition de reformulation.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LEMOINE</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-350</link>
		<dc:creator>LEMOINE</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Apr 2007 16:26:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-350</guid>
		<description>Juste un point en passant : je n'aurais pas dit "description" mais "modélisation"

J'ai employé ailleurs l'expression "modélisation aux forceps" 
(Elle est un peu polémique, mais elle dit bien comment je vois tout cela)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Juste un point en passant : je n&#8217;aurais pas dit &#8220;description&#8221; mais &#8220;modélisation&#8221;</p>
<p>J&#8217;ai employé ailleurs l&#8217;expression &#8220;modélisation aux forceps&#8221;<br />
(Elle est un peu polémique, mais elle dit bien comment je vois tout cela)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : julien dutant</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-347</link>
		<dc:creator>julien dutant</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2007 21:05:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-347</guid>
		<description>Pardon pour les coquilles... notamment: (a) on en peut pas savoir que nous voyons les uns les autres les qualia de la même façon</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pardon pour les coquilles&#8230; notamment: (a) on en peut pas savoir que nous voyons les uns les autres les qualia de la même façon</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : julien dutant</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-346</link>
		<dc:creator>julien dutant</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Apr 2007 21:03:09 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-346</guid>
		<description>Patrice Weisz et Le Moine présentent une même objection au fonctionnalisme: c'est une description de ce qui se passe, pas une explication. Je soupçonne que l'argument résulte d'une confusion entre la description fonctionnelle et la chose qui satisfait cette description. Pour reprendre l'exemple d'un ordinateur: le programme n'est qu'une entité abstraite, une description d'opérations. Ce n'est pas cette entité abstraite qui explique les changements physiques de l'ordinateur. Mais *le fait que l'ordinateur soit une implémentation du programme* (le fait qu'il ait les pptés fonctionnelles en question), lui, est un fait physique qui explique et cause les modifications physiques de l'oridinateur. De la même façon, c'est le fait que tel état cérébral soit un certain désir (=que cet état ait certaines pptés fonctionnelles) qui explique que je fasse les mouvements correspondants à une certaine action (=d'autres pptés fonctionnelles).

Sinon, dans l'argument que tu indiques, la prémisse (1) n'est pas une prémisse! Une reformulation possible:

(1) Si le fonctionnalisme est vrai, alors deux sujets qui instancient les mêmes relations causaux sont dans les mêmes états mentaux
(2) S1 et S2 (les sujets de l'exp de pensée) instancient les mêmes rôles causaux
(3) S1 et S2 sont dans des états mentaux différents
(C) Par (2) (3) et (1) le fonctionnalisme est faux

Patrice Weisz attaquait (2). Les fonctionnalistes attaquent souvent (3) (Dennett par ex).

Si on maintient le fonctionnalisme sur les pptés intentionnelles des états mentaux, mais qu'on accepte l'argument pour les qualia, cela me semble avoir plusieurs conséquences problématiques qui suggèrent que l'argument prouve trop: (a)on ne peut pas savoir qu'on voit le rouge de la même façon, (b)je ne sais pas si je vois le rouge comme rouge ou comme vert, ou plus généralement quel est mon qualia du rouge, (c)je ne sais même pas si j'ai un qualia du rouge. (L'argument des zombies implique (c) lui aussi. à mon avis...)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Patrice Weisz et Le Moine présentent une même objection au fonctionnalisme: c&#8217;est une description de ce qui se passe, pas une explication. Je soupçonne que l&#8217;argument résulte d&#8217;une confusion entre la description fonctionnelle et la chose qui satisfait cette description. Pour reprendre l&#8217;exemple d&#8217;un ordinateur: le programme n&#8217;est qu&#8217;une entité abstraite, une description d&#8217;opérations. Ce n&#8217;est pas cette entité abstraite qui explique les changements physiques de l&#8217;ordinateur. Mais *le fait que l&#8217;ordinateur soit une implémentation du programme* (le fait qu&#8217;il ait les pptés fonctionnelles en question), lui, est un fait physique qui explique et cause les modifications physiques de l&#8217;oridinateur. De la même façon, c&#8217;est le fait que tel état cérébral soit un certain désir (=que cet état ait certaines pptés fonctionnelles) qui explique que je fasse les mouvements correspondants à une certaine action (=d&#8217;autres pptés fonctionnelles).</p>
<p>Sinon, dans l&#8217;argument que tu indiques, la prémisse (1) n&#8217;est pas une prémisse! Une reformulation possible:</p>
<p>(1) Si le fonctionnalisme est vrai, alors deux sujets qui instancient les mêmes relations causaux sont dans les mêmes états mentaux<br />
(2) S1 et S2 (les sujets de l&#8217;exp de pensée) instancient les mêmes rôles causaux<br />
(3) S1 et S2 sont dans des états mentaux différents<br />
(C) Par (2) (3) et (1) le fonctionnalisme est faux</p>
<p>Patrice Weisz attaquait (2). Les fonctionnalistes attaquent souvent (3) (Dennett par ex).</p>
<p>Si on maintient le fonctionnalisme sur les pptés intentionnelles des états mentaux, mais qu&#8217;on accepte l&#8217;argument pour les qualia, cela me semble avoir plusieurs conséquences problématiques qui suggèrent que l&#8217;argument prouve trop: (a)on ne peut pas savoir qu&#8217;on voit le rouge de la même façon, (b)je ne sais pas si je vois le rouge comme rouge ou comme vert, ou plus généralement quel est mon qualia du rouge, (c)je ne sais même pas si j&#8217;ai un qualia du rouge. (L&#8217;argument des zombies implique (c) lui aussi. à mon avis&#8230 <img src='http://s.wordpress.com/wp-includes/images/smilies/icon_wink.gif' alt=';)' class='wp-smiley' /></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LEMOINE</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-331</link>
		<dc:creator>LEMOINE</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Apr 2007 11:41:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-331</guid>
		<description>Je ne pense pas du tout que le problème de la causalité mentale tel que vous le posez soit « désarmant de banalité ». Nous en avions d’ailleurs déjà parlé (sur le site de Denis Collin) quand je pensais encore que ce que je jugeais être des évidences était partagé par tous. 

J’avais abordé le problème à partir de l’exemple de mon chien ayant le désir d’aller fureter dans le jardin. Je faisais observer que son comportement était celui d’un animal issu d’une lignée sélectionnée par l’homme et qu’il était celui d’un individu éduqué et vivant dans un environnement humain. Un loup ou tout autre animal, un autre chien même n’ayant pas de relation avec moi, aurait agi différemment. J’observais, que demander à sortir pour le chien est un comportement déterminé dans sa forme par son être tout entier. Non seulement ce comportement ne peut pas être réalisé dans la même forme par un « système non biologique » mais il le sera différemment par un autre chien. La relation du désir à sa réalisation apparaissait donc comme complexe et comme débordant l’idée de causalité (elle incluait une communication et une empathie réciproque).

Evidemment cela n’interdit pas de parler de façon générale, c'est-à-dire descriptive. (Par exemple, on peut dire : « le chien vient quand son maître le siffle » en oubliant toutes les fois où il ne vient pas). Mais vous conviendrez, je suppose,  que ce n’est pas la même chose de parler de « façon générale » et de poser un problème abstrait comme l’est un problème métaphysique (que je comprends comme un problème traitant de la clarification de la signification et de l’utilisation correcte des catégories). 

Certaines situations n’ont de sens qu’envisagées abstraitement, d’autres n’ont de sens que vues de façon générale. Ainsi,  s’autoriser des conclusions générales à partir de l’expérience du chat de Schrödinger, c’est passer abusivement de l’abstraction à la généralité. Il me semble qu’à l’inverse  poser la question théorique d’une causalité mentale (sous la forme : « un désir peut-il être considéré comme la cause d’un comportement » ?) c’est passer directement d’une description très générale à une question abstraite. Ce passage fait problème s’il vide la question de son contenu essentiel (s’il est le passage d’une description générale à l’illusion d’une causalité).</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne pense pas du tout que le problème de la causalité mentale tel que vous le posez soit « désarmant de banalité ». Nous en avions d’ailleurs déjà parlé (sur le site de Denis Collin) quand je pensais encore que ce que je jugeais être des évidences était partagé par tous. </p>
<p>J’avais abordé le problème à partir de l’exemple de mon chien ayant le désir d’aller fureter dans le jardin. Je faisais observer que son comportement était celui d’un animal issu d’une lignée sélectionnée par l’homme et qu’il était celui d’un individu éduqué et vivant dans un environnement humain. Un loup ou tout autre animal, un autre chien même n’ayant pas de relation avec moi, aurait agi différemment. J’observais, que demander à sortir pour le chien est un comportement déterminé dans sa forme par son être tout entier. Non seulement ce comportement ne peut pas être réalisé dans la même forme par un « système non biologique » mais il le sera différemment par un autre chien. La relation du désir à sa réalisation apparaissait donc comme complexe et comme débordant l’idée de causalité (elle incluait une communication et une empathie réciproque).</p>
<p>Evidemment cela n’interdit pas de parler de façon générale, c&#8217;est-à-dire descriptive. (Par exemple, on peut dire : « le chien vient quand son maître le siffle » en oubliant toutes les fois où il ne vient pas). Mais vous conviendrez, je suppose,  que ce n’est pas la même chose de parler de « façon générale » et de poser un problème abstrait comme l’est un problème métaphysique (que je comprends comme un problème traitant de la clarification de la signification et de l’utilisation correcte des catégories). </p>
<p>Certaines situations n’ont de sens qu’envisagées abstraitement, d’autres n’ont de sens que vues de façon générale. Ainsi,  s’autoriser des conclusions générales à partir de l’expérience du chat de Schrödinger, c’est passer abusivement de l’abstraction à la généralité. Il me semble qu’à l’inverse  poser la question théorique d’une causalité mentale (sous la forme : « un désir peut-il être considéré comme la cause d’un comportement » ?) c’est passer directement d’une description très générale à une question abstraite. Ce passage fait problème s’il vide la question de son contenu essentiel (s’il est le passage d’une description générale à l’illusion d’une causalité).</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : herve</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-330</link>
		<dc:creator>herve</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Apr 2007 11:23:59 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-330</guid>
		<description>Pour ceux qui seraient intéressés, voici le lien vers l'article de Dennet, "Quining qualias" 

http://ase.tufts.edu/cogstud/papers/quinqual.htm</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui seraient intéressés, voici le lien vers l&#8217;article de Dennet, &#8220;Quining qualias&#8221; </p>
<p><a href="http://ase.tufts.edu/cogstud/papers/quinqual.htm" rel="nofollow">http://ase.tufts.edu/cogstud/papers/quinqual.htm</a></p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Francois Loth</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-329</link>
		<dc:creator>Francois Loth</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Apr 2007 21:22:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-329</guid>
		<description>Réponse à Hervé.

Si les propriétés mentales sont des propriétés fonctionnelles elles sont découplées de leurs réalisateurs. Ce qu compte c’est qu’un mécanisme quelconque soit activé après avoir reçu une d’entrée correcte pour produire une réponse correcte. Ce qui tient lieu de réalisateur de la fonction peut alors former un groupe hétérogène extrêmement varié dans des structures biologiques très différentes. On peut penser que des systèmes non biologiques réalisent cette fonction. On peut même spéculer au sujet d’une réalisation non physique. Ce qui pousse à postuler cette hypothèse pour le moins obscure, mais qui appartient à l’espace logique des solutions qu’offre le fonctionnalisme, c’est comme le dit Kim (1998, trad. Franç. p. 53) « une pensée séduisante qu’il puisse exister des lois empiriques contingentes de la cognition, ou de la psychologie, valide pour des systèmes cognitifs comme tels… »

Cependant, rien de sérieux sur le sujet n’a été postulé. On peut d’ailleurs imposer la contrainte d’un réalisationisme physique. 

Le fonctionnalisme « libéral » ne nie pas l’existence des qualia mais dans la mesure où on ne leur trouve pas de place causale, on peut les considérer seulement comme une modalité fonctionnelle ou comme des épiphénomènes. Position « radicale », on peut aussi les éliminer. C’est la thèse de Dennett dans « Quininq Qualia », texte dans lequel il essaye de démontrer que de telles entités ne peuvent pas exister. Pour Dennett, on fait exister les qualia parce que l’on ne pose pas les bonnes questions à leur sujet. Cependant, si l’on admet l’existence de propriétés particulières de la conscience et que l’on reconnaît que le fonctionnalisme en ne les prenant pas en compte n’est pas atteint, n’y a-t-il un problème ? Le fonctionnalisme ne laisse-t-il pas un trou dans son explication ?

Réponse à Mr Lemoine.

Le commerçant si j’ai bien compris satisfait le rôle causal tout en inversant la convention comptable. La métaphore semble fonctionner. L’explication fonctionnelle de l’activité dans le monde économique reste inchangée bien que le commerçant inverse l’ordre débit/crédit de ses écritures comptables. Cependant cela n’expliquerait pas grand-chose, en particulier cela n’expliquerait pas pourquoi ce commerçant se comporte d’une façon « large ». 

Si je comprends bien votre insistance, ce que vous vous refuser à admettre c’est la notion de rôle causal qui serait « étroite ». L’esprit ne serait pas à considérer sous cet angle, mais sous un angle explicatif large en lien avec les raisons d’agir des agents. La question de la causalité mentale par exemple, ne serait alors une préoccupation centrale. On pourrait plutôt admettre d’une manière quelque peu relâchée que l’explication psychologique prend souvent la forme d’une explication causale et que les considérations métaphysiques de la causalité ne devraient pas être premières. 

Cependant si le débat de la causalité mentale perdure, c’est que perdure une insatisfaction au sujet de certaines thèses, la thèse de Davidson en particulier qui traitait l’explication rationalisante comme une explication causale, qui n’accordent pas aux propriétés mentales un rôle causal dans la production du comportement.

Ce que cherche à éclaircir la métaphysique dans un problème comme celui de la causalité mentale c’est effectivement un problème qui peut sembler désarmant de banalité comme celui qui consiste, par exemple, à se demander si mon désir d’un verre d’eau fraîche est la cause de mon déplacement vers la cuisine. Si on admet cela, que c’est bien mon désir la cause de ce comportement, un certain nombre de problèmes métaphysiques viennent alors se poser. 

Il est vrai que pendant ce temps là on ne répond pas à la question de savoir pourquoi l’homme se désaltère en buvant de l’eau… plus sérieusement, et c’est un parti pris métaphysique, parti pris qui n’est pas systématique en philosophie de l’esprit, mais que cette introduction à la philosophie de l’esprit dans ce blog applique, à savoir que l’on ne reconnaît pas à l’explication pratique le pouvoir d’effacer le problème métaphysique. 

Réponse à Loïc.

On peut parler de défaut de connexion pourquoi pas. On peut imaginer que dans la douleur du fou évoquée dans un précédent billet, on a affaire à une sorte de qualia inversé. L’objection faite au fonctionnalisme dans l’argument est qu’il ne prend pas en compte ces qualités particulières, à tel point que si ces qualités étaient inversées, cela ne se verrait même pas d’un point de vue fonctionnel.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Réponse à Hervé.</p>
<p>Si les propriétés mentales sont des propriétés fonctionnelles elles sont découplées de leurs réalisateurs. Ce qu compte c’est qu’un mécanisme quelconque soit activé après avoir reçu une d’entrée correcte pour produire une réponse correcte. Ce qui tient lieu de réalisateur de la fonction peut alors former un groupe hétérogène extrêmement varié dans des structures biologiques très différentes. On peut penser que des systèmes non biologiques réalisent cette fonction. On peut même spéculer au sujet d’une réalisation non physique. Ce qui pousse à postuler cette hypothèse pour le moins obscure, mais qui appartient à l’espace logique des solutions qu’offre le fonctionnalisme, c’est comme le dit Kim (1998, trad. Franç. p. 53) « une pensée séduisante qu’il puisse exister des lois empiriques contingentes de la cognition, ou de la psychologie, valide pour des systèmes cognitifs comme tels… »</p>
<p>Cependant, rien de sérieux sur le sujet n’a été postulé. On peut d’ailleurs imposer la contrainte d’un réalisationisme physique. </p>
<p>Le fonctionnalisme « libéral » ne nie pas l’existence des qualia mais dans la mesure où on ne leur trouve pas de place causale, on peut les considérer seulement comme une modalité fonctionnelle ou comme des épiphénomènes. Position « radicale », on peut aussi les éliminer. C’est la thèse de Dennett dans « Quininq Qualia », texte dans lequel il essaye de démontrer que de telles entités ne peuvent pas exister. Pour Dennett, on fait exister les qualia parce que l’on ne pose pas les bonnes questions à leur sujet. Cependant, si l’on admet l’existence de propriétés particulières de la conscience et que l’on reconnaît que le fonctionnalisme en ne les prenant pas en compte n’est pas atteint, n’y a-t-il un problème ? Le fonctionnalisme ne laisse-t-il pas un trou dans son explication ?</p>
<p>Réponse à Mr Lemoine.</p>
<p>Le commerçant si j’ai bien compris satisfait le rôle causal tout en inversant la convention comptable. La métaphore semble fonctionner. L’explication fonctionnelle de l’activité dans le monde économique reste inchangée bien que le commerçant inverse l’ordre débit/crédit de ses écritures comptables. Cependant cela n’expliquerait pas grand-chose, en particulier cela n’expliquerait pas pourquoi ce commerçant se comporte d’une façon « large ». </p>
<p>Si je comprends bien votre insistance, ce que vous vous refuser à admettre c’est la notion de rôle causal qui serait « étroite ». L’esprit ne serait pas à considérer sous cet angle, mais sous un angle explicatif large en lien avec les raisons d’agir des agents. La question de la causalité mentale par exemple, ne serait alors une préoccupation centrale. On pourrait plutôt admettre d’une manière quelque peu relâchée que l’explication psychologique prend souvent la forme d’une explication causale et que les considérations métaphysiques de la causalité ne devraient pas être premières. </p>
<p>Cependant si le débat de la causalité mentale perdure, c’est que perdure une insatisfaction au sujet de certaines thèses, la thèse de Davidson en particulier qui traitait l’explication rationalisante comme une explication causale, qui n’accordent pas aux propriétés mentales un rôle causal dans la production du comportement.</p>
<p>Ce que cherche à éclaircir la métaphysique dans un problème comme celui de la causalité mentale c’est effectivement un problème qui peut sembler désarmant de banalité comme celui qui consiste, par exemple, à se demander si mon désir d’un verre d’eau fraîche est la cause de mon déplacement vers la cuisine. Si on admet cela, que c’est bien mon désir la cause de ce comportement, un certain nombre de problèmes métaphysiques viennent alors se poser. </p>
<p>Il est vrai que pendant ce temps là on ne répond pas à la question de savoir pourquoi l’homme se désaltère en buvant de l’eau… plus sérieusement, et c’est un parti pris métaphysique, parti pris qui n’est pas systématique en philosophie de l’esprit, mais que cette introduction à la philosophie de l’esprit dans ce blog applique, à savoir que l’on ne reconnaît pas à l’explication pratique le pouvoir d’effacer le problème métaphysique. </p>
<p>Réponse à Loïc.</p>
<p>On peut parler de défaut de connexion pourquoi pas. On peut imaginer que dans la douleur du fou évoquée dans un précédent billet, on a affaire à une sorte de qualia inversé. L’objection faite au fonctionnalisme dans l’argument est qu’il ne prend pas en compte ces qualités particulières, à tel point que si ces qualités étaient inversées, cela ne se verrait même pas d’un point de vue fonctionnel.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : loic</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-328</link>
		<dc:creator>loic</dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Apr 2007 16:41:50 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-328</guid>
		<description>et si mon oeil n'enregistrait que des couleurs en fonction des pigments utilisés, pigments eux mêmes composés d'arrangements d'atomes..
l'oeil est un capteur de champs d'énergie ,non absorbés par la couleur des boites de soupe,
 le cerveau se charge de les analyser et de les classer sur des critères généralement communs à l'espèce, bien que certains des sujets de l'èspèce humaine ont des connexions différentes s'ils voient du rouge à la place du vert,ce ne sont sans doute ou peut être que des erreurs de branchement à la fabrication (c'est à dire à l'assemblage des atomes nous constituant)...
est cela le fonctionnalisme?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>et si mon oeil n&#8217;enregistrait que des couleurs en fonction des pigments utilisés, pigments eux mêmes composés d&#8217;arrangements d&#8217;atomes..<br />
l&#8217;oeil est un capteur de champs d&#8217;énergie ,non absorbés par la couleur des boites de soupe,<br />
 le cerveau se charge de les analyser et de les classer sur des critères généralement communs à l&#8217;espèce, bien que certains des sujets de l&#8217;èspèce humaine ont des connexions différentes s&#8217;ils voient du rouge à la place du vert,ce ne sont sans doute ou peut être que des erreurs de branchement à la fabrication (c&#8217;est à dire à l&#8217;assemblage des atomes nous constituant)&#8230;<br />
est cela le fonctionnalisme?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LEMOINE</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-327</link>
		<dc:creator>LEMOINE</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Apr 2007 19:27:49 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-327</guid>
		<description>Vous savez que les règles de la comptabilité veulent que lorsqu’un commerçant fait un dépôt sur son compte à la banque, il débite le compte « banque » dans ses livres (et crédite le compte « caisse »).

Mais, supposons qu’un commerçant tienne sa comptabilité en inversant la convention et donc, pour un dépôt, crédite son compte « banque » et débite son compte « caisse » ; Son comportement n’en sera pas affecté : Le même état de son compte « présenter un solde insuffisant pour assurer le paiement de la prochaine échéance » sera la cause du même comportement « aller faire un dépôt à la banque »

On peut en conclure que la comptabilité en parties doubles est un bon moyen de décrire les activités d’un commerçant (même en cas d’inversion des conventions comptables) et qu’elle permet en particulier de donner corps à des situations particulières (un solde insuffisant) qui déclenchent des comportements caractéristiques.

MAIS ! mais il ne faut pas oublier que si la comptabilité décrit correctement les activités d’un commerçant, elle ne les explique pas. Elle ne permet pas de comprendre pourquoi le commerçant vend à prix cassés en janvier, ni pourquoi il renouvelle ses stocks à la fin de l’été.

Le rôle causal de « l’état du compte en banque », que nous avons mentionné plus haut, n’est qu’illusoire. La cause véritable est ailleurs : le commerçant couvre son compte pour ne pas avoir à payer de lourds agios qui réduiraient ses bénéfices. Le but de son activité est le bénéfice (même dans le cas où son compte d’exploitation se trouve déficitaire à la clôture !). La comptabilité dit le « comment » mais non le « pourquoi » : elle n’explique pas.

Le fonctionnalisme n’est-il pas pour la compréhension de l’esprit ce qu’est la comptabilité pour le commerce ? : une description peut-être relativement correcte mais l’illusion d’un compréhension. N’amène-t-il pas à attribuer un rôle causal à ce qui n’est que situation symptomatique ?</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Vous savez que les règles de la comptabilité veulent que lorsqu’un commerçant fait un dépôt sur son compte à la banque, il débite le compte « banque » dans ses livres (et crédite le compte « caisse »).</p>
<p>Mais, supposons qu’un commerçant tienne sa comptabilité en inversant la convention et donc, pour un dépôt, crédite son compte « banque » et débite son compte « caisse » ; Son comportement n’en sera pas affecté : Le même état de son compte « présenter un solde insuffisant pour assurer le paiement de la prochaine échéance » sera la cause du même comportement « aller faire un dépôt à la banque »</p>
<p>On peut en conclure que la comptabilité en parties doubles est un bon moyen de décrire les activités d’un commerçant (même en cas d’inversion des conventions comptables) et qu’elle permet en particulier de donner corps à des situations particulières (un solde insuffisant) qui déclenchent des comportements caractéristiques.</p>
<p>MAIS ! mais il ne faut pas oublier que si la comptabilité décrit correctement les activités d’un commerçant, elle ne les explique pas. Elle ne permet pas de comprendre pourquoi le commerçant vend à prix cassés en janvier, ni pourquoi il renouvelle ses stocks à la fin de l’été.</p>
<p>Le rôle causal de « l’état du compte en banque », que nous avons mentionné plus haut, n’est qu’illusoire. La cause véritable est ailleurs : le commerçant couvre son compte pour ne pas avoir à payer de lourds agios qui réduiraient ses bénéfices. Le but de son activité est le bénéfice (même dans le cas où son compte d’exploitation se trouve déficitaire à la clôture !). La comptabilité dit le « comment » mais non le « pourquoi » : elle n’explique pas.</p>
<p>Le fonctionnalisme n’est-il pas pour la compréhension de l’esprit ce qu’est la comptabilité pour le commerce ? : une description peut-être relativement correcte mais l’illusion d’un compréhension. N’amène-t-il pas à attribuer un rôle causal à ce qui n’est que situation symptomatique ?</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : herve</title>
		<link>http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-326</link>
		<dc:creator>herve</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Apr 2007 15:23:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://francoisloth.wordpress.com/2007/04/05/largument-des-qualia-inverses/#comment-326</guid>
		<description>En disant que le fonctionnalisme "n'est pas, en tant que tel, hostile au dualisme des substances ou à la réalisation des propriétés fonctionnelles par des âmes immatérielles", il me semble que vous forcez un peu le trait. Y-a-t-il des auteurs fonctionnalistes qui défendent ces positions ?

Je ne vois pas du tout ce qui pourrait conduire un fonctionnaliste à accepter deux substances, puisque précisément l'avantage des conceptions fonctionnalistes est de pouvoir, "à la Occam", faire l'économie du dualisme et de ses impasses.

Quant à la possibilité d'une réalisation des propriétés fonctionnelles par des âmes immatérielles, découle-t-elle, selon vous, de l'indifférence à la base réalisatrice ?
Pensez-vous que si la base réalisatrice est indifférente, il peut ne pas y en avoir *du tout* ?
La fonction "couper" peut être prise en charge par des matériaux différents : métal, pierre, mais pas par n'importe quel matériau... Elle ne peut pas plus être accomplie sans matériau, par une sorte de "couteau sans lame auquel il manque le manche", selon l'expression de Lichtenberg. L'indifférence de la fonction à la base réalisatrice est donc TRES relative...

Quant aux qualia, j'ai beaucoup de mal à y voir autre chose qu'une modalité fonctionnelle. Supposons que je fasse prendre en charge la fonction écrire par trois supports différents : un ordinateur, une vieille machine à écrire, du papier avec un stylo à encre.
- Sur mon ordinateur, l'écriture apparaît avec la luminosité de l'écran,
- La vieille machine à écrire, une de celles dont les caractères frappaient directement sur le papier, le marque, y fait des creux, et produit un bruit net.
- La plume gratte le papier, y laisse un dépôt d'encre qui sèche doucement.
Nous pourrions dire que ce sont les qualia respectifs de ces trois façons d'écrire, ils accompagnent la fonction, la "nimbent", ils peuvent faire partie des raisons pour lesquelles nous préférons, à tel moment, un support plutôt qu'un autre.

Il me semble qu'il en va de même pour nos propre qualia, qui se manifestent dans le contexte de telle ou telle fonction.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En disant que le fonctionnalisme &#8220;n&#8217;est pas, en tant que tel, hostile au dualisme des substances ou à la réalisation des propriétés fonctionnelles par des âmes immatérielles&#8221;, il me semble que vous forcez un peu le trait. Y-a-t-il des auteurs fonctionnalistes qui défendent ces positions ?</p>
<p>Je ne vois pas du tout ce qui pourrait conduire un fonctionnaliste à accepter deux substances, puisque précisément l&#8217;avantage des conceptions fonctionnalistes est de pouvoir, &#8220;à la Occam&#8221;, faire l&#8217;économie du dualisme et de ses impasses.</p>
<p>Quant à la possibilité d&#8217;une réalisation des propriétés fonctionnelles par des âmes immatérielles, découle-t-elle, selon vous, de l&#8217;indifférence à la base réalisatrice ?<br />
Pensez-vous que si la base réalisatrice est indifférente, il peut ne pas y en avoir *du tout* ?<br />
La fonction &#8220;couper&#8221; peut être prise en charge par des matériaux différents : métal, pierre, mais pas par n&#8217;importe quel matériau&#8230; Elle ne peut pas plus être accomplie sans matériau, par une sorte de &#8220;couteau sans lame auquel il manque le manche&#8221;, selon l&#8217;expression de Lichtenberg. L&#8217;indifférence de la fonction à la base réalisatrice est donc TRES relative&#8230;</p>
<p>Quant aux qualia, j&#8217;ai beaucoup de mal à y voir autre chose qu&#8217;une modalité fonctionnelle. Supposons que je fasse prendre en charge la fonction écrire par trois supports différents : un ordinateur, une vieille machine à écrire, du papier avec un stylo à encre.<br />
- Sur mon ordinateur, l&#8217;écriture apparaît avec la luminosité de l&#8217;écran,<br />
- La vieille machine à écrire, une de celles dont les caractères frappaient directement sur le papier, le marque, y fait des creux, et produit un bruit net.<br />
- La plume gratte le papier, y laisse un dépôt d&#8217;encre qui sèche doucement.<br />
Nous pourrions dire que ce sont les qualia respectifs de ces trois façons d&#8217;écrire, ils accompagnent la fonction, la &#8220;nimbent&#8221;, ils peuvent faire partie des raisons pour lesquelles nous préférons, à tel moment, un support plutôt qu&#8217;un autre.</p>
<p>Il me semble qu&#8217;il en va de même pour nos propre qualia, qui se manifestent dans le contexte de telle ou telle fonction.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
