Existe-t-il des conditions d’attribution d’un esprit à une chose ?
Certains systèmes inorganiques, électromécaniques tels les robots et les ordinateurs présentent manifestement des caractéristiques que nous attribuons habituellement aux esprits. Existe-t-il véritablement des “marques” pour le mental, nous permettant d’éclaircir notre conception de la mentalité elle-même ? Notre notion de mental n’apparaît pas comme une notion monolothique. Un certain nombre de critères épistémologiques et de caractéritiques peuvent être formulés : la connaissance directe, le caractère privé voire infaillible de notre connaissance du mental, la non spatialité, l’intentionnalité, etc. Néanmoins, de façon standard en philosophie contemporaine de l’esprit, deux catégories de phénomènes mentaux sont posés :
- les états qualitatifs ou sensibles (qualia), comme la douleur, les sensations de goût et de couleur, etc.
- les états intentionnels, comme les croyances, les désirs, les intentions.
Les premiers satisfont les critères épistémologiques comme l’accès direct et le caractère privé, alors que les seconds satisfont le critère de l’intentionnel.

Publié par Francois Loth