L’inévitable philosophie

24 octobre 2006

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Lorsque l’on songe à nos expériences particulières de conscience, constituées de certaines images mentales par exemple et à l’examen de notre cerveau que pourrait effectuer un neurophysiologiste à ce moment précis, il est impossible de penser à une identité entre les qualités de cette expérience particulière, dans laquelle nous nous représentons des formes et des couleurs d’un côté, et la matière cérébrale, de l’autre. Au mieux, le neurophysiologiste observera certains événements dans le cerveau qu’il pourra corréler avec ces expériences particulières de conscience. Cette corrélation suggérera alors que ces expériences, d’une certaine manière dépendent ou sont basées ou sont déterminées par ces événements cérébraux, qui cependant se distinguent d’elles.

Si deux choses sont identiques, toutes les propriétés de la première chose doivent être possédées par la seconde et vice versa. C’est la condition de leur identité. Ainsi, l’expérience particulière de conscience, constituée d’images mentales, semble posséder certaines propriétés que les événements cérébraux eux, ne possèdent pas. Dans ce cas là, l’identification de nos expériences de conscience avec certains états du cerveau, manifestement échoue.

De telles questions sont des questions philosophiques. En effet, il n’est nul besoin d’accumuler des résultats scientifiques au sujet du cerveau pour tenter d’y voir plus clair sur le problème de la relation de l’esprit avec le monde – le monde physique en particulier. C’est un problème philosophique qui requiert une solution philosophique.